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L’objectif de François Legault: faire avancer le Québec

Le premier ministre du Québec, François Legault, est prêt pour la nouvelle session parlementaire qui commence mardi. 

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Réélu le 3 octobre dernier avec une écrasante majorité de députés, il est conscient des nombreux défis qui l’attendent. 

En entrevue avec Paul Larocque, François Legault revient sur son premier mandat à la tête de la province et discute de ses plans pour l’avenir. 

**Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.**

Un premier mandat en pandémie

Le premier mandat de François Legault, qui a commencé en 2018, a été teinté par la pandémie.

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) admet que cette crise l’a «rendu plus humble que jamais». 

«Il y avait tellement d’inconnus que c’était normal de se tromper», dit-il. 

Écoutez le commentaire de Stéfanie Tougas et Marc-André Leclerc via QUB radio : 

La pression du caucus

La plus grande pression, pour François Legault, vient des gens qu’il a convaincus de se lancer en politique sous la bannière de son parti. 

«J’ai un groupe au caucus et au Conseil des ministres assez impressionnant et je veux qu’ils soient fiers de moi. Je vous avoue que la pression que j’ai, c’est que ces gens-là soient fiers de moi», admet le premier ministre.

Une rentrée dans un contexte politique particulier

Conflits au sein du caucus libéral, reconnaissance de QS et du PQ et place au Parti conservateur du Québec (PCQ), la rentrée parlementaire n’a pas encore eu lieu que déjà, la scène politique est mouvementée. 

Le premier ministre souligne que les partis qui ont peu de députés, comme le PQ, recevront tout de même du financement grâce à la réforme de Bernard Drainville. 

«Oui, il y a les budgets à l’Assemblée nationale qui sont plus en fonction du nombre de députés, mais il faut regarder aussi l’argent qui est donné par le DGEQ: 1,5 M$ chaque par année», explique M. Legault. 

Pour ce qui est de la place à accorder aux conservateurs, il soutient qu’il «ne voit pas comment on peut changer les règles en plein milieu de la partie». 

Toujours 5 priorités

Pour le mandat de quatre ans à venir, le premier ministre entend se concentrer sur les cinq priorités de son gouvernement: l’éducation, l’économie, l’environnement, la santé et le français. 

1. L’éducation

«Déjà, on a commencé à augmenter les salaires des enseignants de 15%, ajouter 2000 orthophonistes et professionnels. Là il y a vraiment un défi de trouver plus d’enseignants, il en manque, donc on a commencé à mettre des incitatifs, il va peut-être falloir en mettre plus.»

2. L’économie

«On a commencé déjà à réduire notre écart de richesse avec nos voisins, on va continuer.»

3. L’environnement

«On est déjà les meilleurs en Amérique du Nord on veut le rester.» 

4. La santé

«On a commencé à donner des primes de nuit et de fin de semaine aux préposés et là, on commence une négociation de convention collective, donc on va continuer dans cette direction-là.» 

5. Le français

«On a posé des gestes avec la loi 96, avec le pourcentage d’immigrants économiques, on est passé de 50% à 80% qui parlent français et on veut se rapprocher du 100%.»

Crise dans les urgences

Les urgences de la province débordent et le gouvernement Legault doit trouver une solution. 

François Legault est conscient qu’il faut former davantage de médecins et d’infirmières, mais qu’«il n’y a pas de solution magique». 

Simon Jolin-Barrette et la juge Rouleau

Le premier ministre confirme que son gouvernement n’a pas l’intention d’intervenir, pour le moment, concernant la diminution du nombre d’heures pendant lesquelles les juges vont siéger. 

Il dénonce toutefois la décision et affirme qu’aucun employeur n’accepterait que ses employés «travaillent moins pour le même salaire». 

Relation avec les autochtones

Pour réaliser plusieurs projets économiques ou environnementaux, le Québec doit négocier avec les communautés autochtones touchées. 

François Legault souhaite conclure des partenariats, un peu sur le modèle de la paix des braves, avec chaque nation.  

Le Québec dans le Canada

Le premier ministre soutient que sa «première allégeance est au Québec». 

Il souhaite que le gouvernement fédéral soit davantage décentralisé et qu’il respecte les compétences des provinces. 

Que retiendra-t-on de François Legault?

«Je suis plus en train de faire avancer le Québec que de me préparer un héritage», répond François Legault lorsque l’animateur Paul Larocque lui demande ce qu’il souhaite qu’on retienne de lui. 

Il admet toutefois qu’il aimerait que les Québécois se souviennent de sa contribution pour réduire l’écart de richesse de la province. 

François Legault aimerait aussi être celui qui a arrêté le déclin du français. 

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