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Reconnaissance parlementaire: Les conservateurs ont l’appui du PQ

Les conservateurs devraient avoir accès à des ressources de l’Assemblée nationale même s’ils n’ont fait élire aucun député, croit le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon. 

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«Même si nous ne sommes pas toujours d’accord avec le propos, un parti qui représente la voix de milliers de citoyens québécois doit être entendu et doit obtenir son espace à l’Assemblée nationale», a déclaré le chef péquiste dans un communiqué de presse, lundi matin.  

Depuis l’élection, le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, réclame trois choses : qu’on lui accorde un accès à l’Assemblée nationale pour effectuer des points de presse, qu’on lui fournisse un bureau au parlement, et qu’on lui permette d’assister aux huis clos normalement réservés aux élus, comme lors de la présentation du budget.  

Pour justifier ses demandes, M. Duhaime fait valoir que son parti a obtenu l’appui de plus d’un demi-million d’électeurs le 3 octobre dernier, et que ces requêtes ne coûteraient rien aux contribuables, deux arguments repris mot à mot par le chef du PQ dans sa déclaration.  

Écoutez l'entrevue avec Paul St-Pierre Plamondon à l’émission de Philippe-Vincent Foisy via QUB radio : 

«Je pense que si un parti obtient 13 % des suffrages, il mérite d’avoir au moins une tribune pour se faire entendre à l’Assemblée nationale. Les demandes du Parti conservateur ne coûtent rien en fonds publics et étant donné que le mode de scrutin actuel a provoqué une distorsion sans précédent dans la composition de l’Assemblée nationale, nous devons tout faire en notre pouvoir afin de rétablir un certain équilibre démocratique», a exprimé M. St-Pierre Plamondon.  

Éric Duhaime et Paul St-Pierre Plamondon dénoncent aussi à l’unisson la «distorsion démocratique historique» résultant de notre mode de scrutin, en soulignant au passage le danger qu’il y aurait à ne pas «rétablir un certain équilibre démocratique» en octroyant certains avantages à des partis dont les appuis ne se sont pas traduits en siège au parlement.  

«Il y a un vieux dicton qui dit que si des voix ne se font pas entendre dans le Parlement, là où les choses se décident, elles se font souvent entendre dans la rue», a exprimé le chef du PQ.  

Écoutez la rencontre Foisy-Robitaille avec Antoine Robitaille et Philippe-Vincent Foisy animateurs à QUB radio au micro de Benoit Dutrizac sur QUB radio:

Le Parti conservateur du Québec a obtenu 13% des suffrages le 3 octobre dernier, mais n’a fait élire aucun député. Le Parti québécois a obtenu plus de 14% des suffrages, et n’a obtenu que trois sièges. Avec moins de votes que le PQ, les libéraux ont terminé avec 21 élus. 

Au terme des négociations sur le temps de parole et le budget de fonctionnement des partis à l’Assemblée nationale, les péquistes sont ressortis insatisfaits, accusant les autres formations politiques d’avoir été de mauvaise foi et de les avoir forcés à signer une «entente au rabais».  

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