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À la pointe d’un couteau: 30 mois pour l’agression sexuelle d’une enseignante

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Photo tirée de Facebook, Alberto Fernandez Peon

Un Montréalais, qui a agressé sexuellement à la pointe d’un couteau une enseignante d’une école linguistique, a écopé de 30 mois d’incarcération, même s’il espérait sortir dès aujourd’hui en raison de ses problèmes de santé mentale.

«Les séquelles psychologiques chez la victime sont sérieuses, voire probablement permanentes. Même s’il s’agit d’un événement unique [...], le tribunal ne peut conclure que l’agression en cause est de peu de gravité», a noté la juge Geneviève Graton avant de condamner Albert Fernandez Peon, ce mardi au palais de justice de Montréal.

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La tête basse dans le box des accusés, Peon, 43 ans, a semblé encaisser la décision avec stupeur, puisqu’il croyait s’en sortir avec le «temps fait» pour son crime qui remonte au 27 janvier dernier.

Clouée au sol

Ce jour-là, l’accusé se trouvait au centre-ville, à la recherche d’un centre de vaccination contre la COVID-19. Il a finalement abouti dans une école de langue, où se trouvait une enseignante, seule. Peon s’est mis à poser des questions sur des prêts et bourses, mais après avoir feint de partir, il est revenu armé d’un couteau.

«L’accusé projette la victime sur le divan, a résumé la juge. La victime se débat [...]. Elle se sent en danger de mort. Elle se débat et tente de fuir, mais l’accusé la pousse au sol [...]. L’accusé la maitrise, la clouant au sol avec son corps.»

Peon a réussi à finalement réussi à agripper la poitrine de l’enseignante, mais cette dernière a finalement pu prendre la fuite. Après que l’accusé ait quitté les lieux, elle a rampé jusqu’au local, où elle a pu appeler le 911.

Remords en demi-teinte

Coupable d’introduction par effraction pour y commette une agression sexuelle armée, ainsi que pour avoir eu sur lui du crystal meth lors de son arrestation, Peon s’est dit «honteux» de ses gestes, en plus d’exprimer des remords.

Mais du même coup, il s’est peu remis en question, a noté un agent de probation.

«Il ne semble pas avoir les capacités pour se prendre en main», peut-on lire dans un rapport.

C’est que l’agresseur sexuel est convaincu que sa consommation de speed est bénéfique pour lui, vu que ça «améliore son plaisir» dans ses activités sexuelles.

La victime, de son côté, a été durement marquée par l’agression sexuelle, a expliqué la juge.

«Elle est envahie par la peur, ne se sentant jamais en sécurité», a-t-elle dit.

Lors de son témoignage aux plaidoiries sur la peine, Me Charles Doucet de la Couronne avait d’ailleurs demandé l’installation de paravents pour ne pas qu’elle puisse voir son agresseur.

Pour Me Michael Morena de la défense, Peon méritait 15 mois d’incarcération, soit l’équivalent de la détention préventive. La Couronne réclamait 42 mois de pénitencier.

La juge a finalement tranché pour 30 mois, en rappelant l’impact du crime sur la victime.

Peon a de plus été inscrit au registre des délinquants sexuels, pour une durée de 20 ans.

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