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Hausses des taxes et du coût des parcomètres: les commerçants de Québec résilients

La hausse des taxes de 2,5% et l’augmentation de 0,50$/heure pour les bornes de stationnement annoncées lundi dans le budget 2023 de la Ville de Québec sont accueillies avec résilience par les commerçants, qui, après deux ans de pandémie, auraient bien souhaité un peu de répit.

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«C’est un passage obligé, je pense. On le sait tout coûte plus cher. Les frais ne cessent d’augmenter. Évidemment la Ville de Québec ça ne fait pas exception», indique le directeur général de la Société de développement commercial (SDC) Maguire, Bruno Salvail. «Est-ce que c’est une bonne nouvelle? C’est certain que non. Mais soyons réalistes, je pense qu’on n’avait pas vraiment le choix de s’en aller vers ça.» 

Même si ces hausses ne sont pas une surprise, les coûts de stationnement plus élevés soulèvent tout de même quelques inquiétudes chez certains commerçants.

«Ça nous inquiète un petit peu parce que c’est difficile après la COVID avec tout ce qu’il se passe, l’inflation, c’est sûr que ça va avoir un impact, ça, c’est certain», admet la fleuriste Krasi Radeva.

Malgré tout, plusieurs d'entre eux demeurent confiants.

«Je ne pense pas que ce soit cette petite augmentation qui les effraie», dit la propriétaire de l’épicerie Le Goût de la vie, Valéry Malinvaut. «J’ai une clientèle de quartier qui vient à pied souvent, je n’ai jamais eu de problème avec le stationnement.»

«Ce n’est pas nécessairement une nouvelle qui est réjouissante, mais en même temps, on va faire avec et on va se retrousser les manches et on va faire en sorte que les gens viennent nous voir quand même», indique M. Salvail.

Fin des permis à 50$ pour les terrasses

Les partis d’opposition à l’hôtel de ville dénoncent la fin du tarif préférentiel pour l'installation de terrasses, qui avait été fixé à 50 $ seulement afin d’aider les commerçants pendant la pandémie. 

«Pour les commerçants, ça fait une méchante différence» lance le chef de Québec d’abord, Claude Villeneuve. «Ça reste quand même qu’il y a une instabilité. Il y a des pertes qui n’ont pas encore été absorbées pour les deux dernières années et on se demande si c’était urgent, si c’était nécessaire de revenir avec ça.»

Même son de cloche du côté du chef de Québec 21, Patrick Paquet.

«C’est une mesure qu’ils ont appréciée pendant toutes les dernières années de pandémie de pouvoir justement prendre de la place, avoir des grandes terrasses, souffler un peu avec des permis à 50$.»

Les plus taxés

La Chambre de commerce et d’industrie de Québec a bon espoir qu’il ne s’agira que d’une pause dans le plan du maire de Québec de diminuer le fardeau financier des commerçants.

«Ça fait très très longtemps que les commerçants, les entreprises trouvent, et avec raison, qu’ils sont trop taxés, parce quand on compare aux autres grandes villes du Canada, on est dans les plus taxés. C’est sûr qu’avec l’arrivée de M. Marchand, avec l’annonce d’une régulation si on veut des taxes [...] et de pouvoir les ramener parmi les moins taxés ç’avait été bien accueilli, alors il reste 3 ans à M. Marchand pour atteindre cet objectif-là», dit le président et chef de la direction, Steeve Lavoie.

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