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Ville de Québec: Claude Villeneuve aurait opté pour une hausse de taxes plus salée

Le chef de l’opposition Claude Villeneuve aurait préféré une hausse de taxes plus salée pour tous à Québec plutôt qu'une hausse de tarifs qui s'applique seulement à certains groupes de citoyens.  

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L’administration Marchand a choisi de fixer la hausse de taxes à 2,5 %. C’est la plus forte augmentation des 15 dernières années, mais l’inflation galopante aurait pu justifier une augmentation bien supérieure, de l’ordre de 5,6 %.  

Pour combler le manque à gagner, la Ville a entre autres augmenté certains tarifs, notamment celui des permis de terrasses, des vignettes de stationnement, des parcomètres et des locations de plateaux sportifs. 

Calcul à faire 

Pour le chef de l’opposition, il aurait pu être préférable de hausser davantage les taxes. «Je pense qu’il y aurait eu moyen.» Sans aller à 5,6 %, il affirme qu’il aurait aimé qu’on étudie la question. «J’aurais aimé ça qu’on regarde dans cette direction-là. [...] On est en train de faire le calcul sur l’ensemble des nouveaux revenus que la Ville se génère et on va regarder si on les avait mis en hausse de taxes pour tout le monde ce que ça aurait représenté. Je crois à la progressivité de l’impôt comme principe, alors j’aime toujours mieux quand les hausses sont imputées à l’ensemble. Pour un commerçant, il va payer son 1000 $ de plus [pour son permis de terrasse]. C’est une augmentation importante par rapport à une hausse de taxes de mettons 70 $.» 

Il a déploré que «les hausses de tarifs, c’est une hausse de taxes qu’on fait juste à certaines clientèles qu’on choisit».  

Concernant le tarif préférentiel à 50 $ pour le permis de terrasse qui sera aboli, le chef de l’opposition aurait préféré que le réajustement soit moins «brusque». «J’aurais aimé que quand on arrive avec ça, on ait quelque chose de prévisible dans le temps qu’on aurait pu anticiper.» 

Réserves 

Le chef de l’opposition officielle a aussi critiqué le fait que la Ville de Québec ait choisi de piger dans ses réserves à la hauteur de 28,3 millions $ pour atteindre l’équilibre budgétaire. «C’est un peu comme aller chercher de l’argent dans ton compte épargne pour payer ton épicerie.» Il s’inquiète donc du fait que les réserves diminuent et «tout ça nous rend vulnérables». 

En parallèle, il a critiqué les «économies de bout de chandelle». Notamment dans les frais de représentation, les consultations externes, les bacs à fleurs, les stations chaleureuses, les places éphémères, qu’il qualifie de «cosmétiques».  

Marchand

Le cabinet du maire Bruno Marchand a réagi à cette première journée où les taxes ont encore une fois occupé les discussions. «D’un côté, nous avons un parti qui aurait préféré qu’on augmente les taxes et de l’autre un qui fait miroiter une nouvelle taxe qui n’est même pas dans les cartons pour faire peur. C’est normal d’avoir des questionnements et les pléniers servent à les entendre», a fait savoir l'attaché de presse, Thomas Gaudreault. Il faisait référence respectivement à l'opposition officielle et à Patrick Paquet, de Québec 21. Ce dernier a dit soupçonner que l'administration municipale songe à imposer une taxe sur l'essence, ce qui a été démenti.

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