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Contacts sexuels sur un jeune: 5 mois de prison pour une ex-éducatrice

Une ancienne éducatrice en service de garde d’Alma, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui a plaidé coupable à une accusation de contact sexuel sur un élève a été condamnée à cinq mois de prison mercredi.

Mélanie Gagnon avait 34 ans lorsqu’elle a entrepris une relation inappropriée avec le garçon de 12 ans en septembre 2020.

Elle aurait embrassé le garçon à quatre reprises. 

La relation se serait poursuivie malgré les avertissements de la directrice de l’établissement scolaire où elle travaillait.

Pour la juge Sonia Rouleau, il est clair que la relation d’autorité entre la femme et le garçon était le facteur le plus aggravant.

«Évidemment, le lien d’autorité qu’entretenait l’accusée par rapport à la victime dans ce dossier-là était un élément central. Elle travaillait à ce moment-là dans une école, la juge a fait état du rôle de l’école dans notre société, de la confiance qu’on éprouve à l’endroit des membres du personnel de l’école en leur confiant nos enfants. Donc ce rôle-là est central, la société se doit de dissuader et de dénoncer ce genre de comportement là de façon sévère», a soutenu Amélie Gilbert, procureure à la direction des poursuites criminelles et pénales.

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Pour l’avocat de la défense, Me Jean-Marc Fradette, la sentence est acceptable, dans les circonstances, puisque l’accusée sera admissible rapidement à une libération conditionnelle.

Il n'a par contre pas du tout endossé le comportement de certains proches de l'accusé dans la salle de cour. 

Le frère de Mélanie Gagnon, notamment, a blasphémé à deux reprises en entendant la sentence, et a quitté sous escorte des constables spéciaux en jetant un regard furieux vers l'adolescent et sa mère, présents dans la salle.

«Je ne pense pas qu'il leur voulait du mal, mais c'était une réaction de frustration», a estimé l'avocat. 

«Ce n'est ni le lieu ni la façon de l'exprimer.»

Le criminaliste s'attend à ce que l'accusée retrouve rapidement sa liberté, notamment «parce qu'elle a un plan de sortie, une adresse et qu'elle est sans antécédent judiciaire.»

L'adolescent n'a exprimé aucune émotion particulière. Il fait l'objet d'un suivi médical depuis la mise en accusation de l'ex-éducatrice.

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