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Pas de funérailles nationales pour Jean Lapointe: même le ministre Mathieu Lacombe s’interroge

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Même le ministre de la Culture, Mathieu Lacombe, ignore les raisons pour lesquelles le gouvernement n’a pas recommandé la tenue de funérailles nationales pour Jean Lapointe. 

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Quarante-huit heures après que Le Journal de Montréal eut révélé que Jean Lapointe n’aurait pas droit à des funérailles nationales, le mystère plane toujours sur les motifs qui justifient cette décision dénoncée tant par sa famille que par les partis d’opposition. 

Quels critères devaient être rencontrés? La réponse se fait toujours attendre. 

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«Je pense que c’est complexe, mais j’avais la même interrogation», a commenté mercredi le ministre de la Culture, Mathieu Lacombe. 

«Je me suis posé la même question, à savoir pourquoi est-ce que ça semblait difficile d’avoir les critères, c’est une bonne question, j’ai demandé qu’on vérifie», a ajouté M. Lacombe, en rappelant que le Protocole ne relève pas de son ministère, mais plutôt des Relations internationales. 

Critères mystères

Questionné justement en début de semaine par notre Bureau parlementaire, le ministère des Relations internationales nous a d’abord référé au cabinet du premier ministre, qui nous a renvoyé au ministère, qui nous est finalement revenu mardi soir. 

Si une analyse a bel et bien été effectuée à la suite de son décès le 18 novembre dernier par la direction adjointe du Cérémonial d’État et aux visites officielles du Protocole, on ignore toujours les critères auxquels M. Lapointe ne répondaient pas. 

«L’analyse s’appuie principalement sur les précédents établis depuis le 21 décembre 1996, date des premières funérailles nationales organisées au Québec (M. Gaston Miron) »,a répondu la porte-parole du MRI, en soulignant «qu’offrir des funérailles nationales à une personnalité québécoise est un geste rare, généralement pour d’anciennes ou d’anciens ministres». 

Jean Lapointe, «un monument»

Pourquoi René Angélil, Guy Lafleur, Jean Béliveau, mais pas Jean Lapointe? 

«C’est là que c’est important de se baser sur des critères, puis sur l’avis de gens qui très froidement peuvent regarder ça», considère le ministre de la Culture. 

Même s’il ignore la nature précise des critères analysés, ils «sont là pour une raison», a insisté le ministre. 

«Parce que quand on se laisse aller à l’émotion, et je pense que ça pourrait être le cas dans beaucoup de situations où il y a des géants qui décèdent, on se retrouverait [...] à faire des funérailles nationales à tout le monde. Je pense que ça perdrait de sons sens», a exposé M. Lacombe. 

«Maintenant, est-ce que ça enlève quelque chose à M. Lapointe? Pas du tout, a-t-il souligné. [...] C’est un monument et je pense qu’il fait partie des immortels.» 

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