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Sensibiliser contre la violence conjugale

La Sûreté du Québec et des intervenants en maison d'hébergement étaient sur le terrain, mercredi, pour faire de la prévention, faire connaître les services d’aide et lutter contre la violence conjugale, qui est le crime contre la personne le plus rapporté aux policiers au Québec.

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Une femme est tuée par son partenaire intime tous les six jours au Canada.

«Allez chercher de l'aide, si vous vivez une situation comme ça. En 2021, on avait fait une activité semblable du côté de Saint-Hyacinthe et cela avait augmenté le nombre de dénonciations», a expliqué Éloïse Cosette, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Cette année, les activités de prévention ont été déployées aux quatre coins de la province et s'inscrivent dans le cadre des 12 jours d'action contre la violence faite aux femmes. L'objectif est de parler de la violence conjugale et la reconnaître sous toutes ses formes, qu’elle soit physique, sexuelle, émotionnelle ou économique.

«Que le proche soit en mesure de connaitre les services pour pouvoir orienter vers nos ressources. C'est hyper important », a ajouté Sabrina Bernier, directrice générale de la Maison De Connivence.

Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies, a endossé la cause. Sa sœur a été assassinée par son ex-conjoint en 2019. Il était sur le terrain à Louiseville pour sensibiliser la population.

«Est-ce qu'on guérit de ça... Non! On pense toujours à ça. On va rester marquer à vie», a-t-il confié.

Le but est aussi de faire connaitre le site de l'organisme SOS Violence conjugale qui est munie d’un questionnaire de 25 questions afin de reconnaître si vous vivez de la violence dans votre couple.

La pandémie a fait exploser les demandes d'aide. Certaines ressources d'hébergement sont encore aujourd'hui à pleine capacité.

«Cela fait deux ans qu’on est à 110 et 120% du taux d’hébergement. Mais, il faut savoir que même si nos services débordent, on ne va jamais refuser une femme en danger», a poursuivi Sabrina Bernier, directrice générale de la Maison De Connivence.

Chacun peut faire une différence dans la vie d'une victime et de ses enfants. C'est le message véhiculé au cours des 12 jours d'action contre la violence faite aux femmes qui se terminent le 6 décembre.

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