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Violence conjugale: «Même si c’est le 24 au soir à minuit, on est là»

Des activités de sensibilisation ont été tenues un peu partout en province par la Sûreté du Québec (SQ), mercredi, à l'occasion des 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes.

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En tout, ce sont 89 points qui ont été érigés en partenariat avec divers organismes, dont un au centre commercial Place Donnacona, dans Portneuf.

«On voulait rencontrer les gens, on voulait aller les voir, se déplacer, puis ouvrir la discussion, leur apporter diverses solutions, faire connaître aussi les ressources, parce que c’est tout un travail d’équipe, pour contrer la violence entre partenaires intimes», explique la porte-parole de la SQ, Hélène St-Pierre.

L’initiative a vu le jour après un projet pilote tenu à Saint-Hyacinthe, en 2021.

«Suite à cette journée-là, l’Organisme SOS Violence conjugale avait remarqué une augmentation de son nombre d’appels.»

C’est ce qui a poussé la SQ à répéter l’expérience, mais cette fois, à la grandeur du Québec, alors que les plus récentes statistiques révèlent que 80% des victimes de violence conjugale ne signalent pas leurs agressions aux autorités.

«L’idée c’est de ne plus être réactifs en lien avec la violence conjugale, mais plutôt d’être proactifs, d’aller au-devant de la population et de faire partie de la solution», mentionne Claudine Thibaudeau, responsable du soutien et de la formation chez SOS violence conjugale.

Les gens sont invités à garder l’œil ouvert et à demeurer à l’affut des signes pour être en mesure de reconnaître les situations de violence conjugale dans leur entourage, particulièrement à l’approche de Noël.

«On va probablement se rassembler dans le temps des Fêtes, rencontrer notre famille, nos amis, ça pourrait amener à des confidences ou encore à voir des comportements particuliers», indique Mme St-Pierre.

«C’est quelque chose qui est extrêmement présent, extrêmement grave et qui affecte une proportion très grande de la population», souligne Mme Thibodeau. «Ça nous concerne tous et tout le temps.»

L’agente de prévention à la maison d’hébergement Mirépi, de Portneuf, Véronique Bélanger, est persuadée des bienfaits de ce type d’activités.

«Je crois vraiment que la prévention, que ce soit par le biais de kiosques de sensibilisation ou de conférences, peut aider à ce que la violence soit de plus en plus dénoncée...», dit-elle.

Les différents intervenants insistent sur l’importance de demander de l’aide.

«Il ne faut pas hésiter, il faut demander de l’aide, il faut en parler. Il y a tout un réseau qui est là, qui existe pour venir en aide aux gens et éviter, bien sûr, des drames», dit Mme St-Pierre.

Ils précisent qu'il n'existe pas de bon ou de mauvais moment pour le faire et que les ressources sont disponibles en tout temps.

«Même si c’est le 24 au soir à minuit, on est là», assure Mme Bélanger.

Si vous ou un proche avez besoin d'aide : SOS violence conjugale ou 1 800 363-9010.

- Avec les informations d'Élodie Drolet

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