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Action collective contre le Diocèse de Québec: la liste des victimes et des agresseurs présumés s’allonge

L’action collective contre le Diocèse de Québec pour des agressions sexuelles qui auraient été commises par des membres du clergé prend de l'ampleur.

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33 nouvelles victimes présumées se sont ajoutées depuis août dernier, portant leur total à 134. Le requérant Pierre Bolduc dit ne pas être surpris.

«C’est une victoire parce qu’avant on ne pouvait pratiquement rien faire pour ça. Dénoncer les agissements des prêtres c’était quasiment impossible, parce qu’on n’attaquait pas un curé. C’était extrêmement tabou.»

Quatre hauts gradés dénoncés

La liste des agresseurs allégués comprend maintenant quatre hauts gradés du clergé, qui ont œuvré dans la région de Québec.

Aux noms du cardinal Marc Ouellet et de l’ancien évêque auxiliaire Jean-Paul Labrie, s’ajoutent ceux de Clément Fecteau et de Jean-Pierre Blais, qui ont tous deux occupé la fonction d’évêque auxiliaire de Québec. Le second est d'ailleurs toujours évêque à Baie-Comeau. 

«On parle ici de quatre ténors de l’Église catholique romaine dans la région de Québec», affirme Me Marc Bellemare, avocat de plusieurs victimes présumées.

L'Église catholique a réagi à ces nouvelles allégations en mentionnant que leurs dirigeants et leurs membres «condamnent fermement toute conduite qui porte atteinte à la dignité humaine». 

Sa directrice des communications, Valérie Roberge-Dion, mentionne aussi qu’une ligne téléphonique (581-316-2010) et une adresse courriel (assistance@ecdq.org) ont été mises en place pour signaler toute situation d’abus.

Invitation à la dénonciation

Les avocats des présumées victimes invitent ceux et celles qui auraient subi des agressions sexuelles de la part de membres du clergé à s'inscrire au recours collectif. 

«Le temps de la honte est révolu. Il est maintenant temps de passer aux actes et de dénoncer les situations d’abus dont vous avez été victimes», indique Me Bellemare.

Shirley Christensen, qui a obtenu un règlement à l'amiable à la suite d'agressions répétées subies dans son enfance, invite aussi les victimes à dénoncer.

«Ne portez plus cette peur-là, ne portez plus cette honte-là. Remettez ça sur le dos de vos agresseurs et dénoncez. Il faut dénoncer. Il faut que ces crimes-là ne restent pas impunis.»

L’avocat Marc Bellemare espère un règlement pour 2023. Une rencontre à cet effet a d’ailleurs eu lieu à la mi-novembre et une autre se tiendra en janvier.

- Avec les informations de Zoé Couture

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