/regional/saguenay

First Phosphate: le nouveau projet industriel du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean pourrait devenir un joueur important dans le domaine de l'électrification des transports, grâce au phosphate de son territoire, une matière qui est utilisée dans la fabrication des batteries.

First Phosphate voit grand pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean: du minerai de qualité exceptionnelle, premiers forages au printemps 2023, pour une mine en opération idéalement en 2027.«C'est quand la dernière fois qu'il y a eu un projet industriel majeur dans la région? 50 ou 60 ans?» a questionné le président-directeur général de First Phosphate, John Passalacqua.

La direction de l'entreprise multiplie les rencontres cette semaine. Ce jeudi matin, devant des gens d'affaires, mais depuis le début de la semaine, avec des citoyens et des villégiateurs de Saint-Fulgence, Bégin et Lamarche.«Si j'avais un chalet, moi aussi j'aurais peur pour ma tranquillité», a reconnu M. Passalacqua. «Nous devons être conscients de ça.»

«Je suis confiant que nous aurons l'acceptabilité sociale», a renchéri le vice-président, Affaires publiques chez First Phosphate, David Dufour.

La minière possède les droits sur mille 500 kilomètres carrés au Saguenay-Lac-Saint-Jean, dont elle croit à l'immense potentiel.

«Nous avons la chance de compter sur une roche ignée», a observé M. Dufour. «Les roches sédentaires comme celles de la Chine, du Maroc, d'autres pays comportent plus de contaminants. Il y a un engouement pour notre produit, et la demande est exceptionnelle.»

La minière entreprendra des forages au printemps prochain, dans le secteur du Lac à l'Orignal sur la ZEC Onatchiway, et sur un deuxième site, près de Bégin et de Lamarche.

«Nos premières recherches à cet endroit sont très prometteuses», a dit M. Passalacqua. «Les concentrations sont les plus fortes que nous avons vues en région. On veut voir jusqu'où on peut aller.»

First Phosphate choisira éventuellement dans quel secteur elle aménagera une mine, avec un concentrateur à proximité. Elle a déjà une entente avec Port Saguenay, mais il reste plusieurs étapes encore à franchir avant de conclure le projet de plusieurs centaines de millions de dollars.

«Tous les règlements seront respectés», a assuré le PDG.

La compagnie semble toutefois déjà engagée dans une course contre la montre.

«S'ils ne sont pas sur les marchés en 2027, ils auront raté leur fenêtre d'opportunités et ne seront pas sur la liste des acheteurs», craint le géologue Réjean Girard, d'IOS Solutions.

«Si on n'est pas opérationnel en 2027, ce ne serait pas bien pour le projet», a concédé M. Passlacqua.«Il faut trouver une façon d'accélérer le processus», a avancé le maire de Saint-Honoré, Bruno Tremblay. «Si on doit parler aux gouvernements, comme MRC, on le fera!»

L'entreprise prévoit faire son entrée en bourse au début de 2023. Son projet saguenéen est de moindre envergure que celui d'Ariane Phosphate.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.