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Le retour à l’équilibre budgétaire ne sera pas si simple, prévient l’IDQ

Bloc parlement de Québec Assemblée Nationale

Photo d'archives

Le gouvernement Legault doit présenter un plan clair de réduction de la dette et de retour à l’équilibre budgétaire, estime l’Institut du Québec (IDQ), en vue de la mise à jour économique et financière du Québec qui sera déposée le 8 décembre. 

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Dans un rapport publié jeudi, l’IDQ rappelle que le gouvernement caquiste se trouve devant une situation financière bien plus difficile qu'à son arrivée au pouvoir en 2018 et même depuis la dernière campagne électorale.

La prévision du cadre financier de la CAQ qui tablait en août dernier sur une croissance du PIB réel de 1,7 % en 2023 «semble bien optimiste au vu des prévisions actuelles» qui se chiffrent plutôt à 0,4 %.

«Au-delà du ralentissement économique, il faut aussi tenir compte du climat d'incertitude dans lequel on navigue», a indiqué Simon Savard, économiste principal à l'IDQ.

«La détérioration de la confiance des consommateurs et la hausse accélérée des taux d'intérêt et ses effets sur les finances des ménages sont autant d'éléments de risques qui pourraient aggraver ou prolonger le ralentissement prévu et, augmenter d'autant les déficits gouvernementaux», a-t-il ajouté.

Pour la directrice de l’IDQ, Emna Braham, le gouvernement se trouve actuellement dans une situation délicate «où il souhaite à la fois mettre en place son "bouclier anti-inflation" et stimuler la croissance économique. Un contexte dans lequel la prudence s'impose».

«Le Québec doit maintenir la discipline budgétaire qui lui a permis de réduire sa dette.»

Pour l’IDQ, la promesse électorale de la CAQ de réduire la contribution au Fonds des générations (FDG) de 8 milliards $ sur quatre ans, afin de financer une baisse d'impôt sur le revenu des travailleurs, est encore possible. Mais pour ce faire, il doit définir une nouvelle cible d'endettement, présenter un plan de réduction de la dette et proposer un plan de réallocation des fonds actuellement dédiés au FDG «selon des paramètres clairs».

Sans cela, «le risque est grand de créer un précédent voulant qu'on se serve à même les économies mises de côté pour rembourser la dette. Cette pratique viendrait non seulement réduire l'équité entre les générations, mais affecterait l'excellente crédibilité du Québec sur les marchés financiers», a analysé Braham.

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