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Les 3 députés péquistes refusés au Salon bleu

Faute d’avoir prêté serment au roi, les élus du Parti québécois n’ont pas pu entrer au Salon bleu jeudi matin.  

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Les trois députés péquistes se sont rendus à la porte du Salon bleu pour attendre la décision de la présidente de l’Assemblée nationale, Nathalie Roy. 

Mme Roy s’est finalement rangée derrière la décision de son prédécesseur, François Paradis, qui avait statué que le serment au roi est nécessaire pour pouvoir siéger. «Je souscris entièrement à cette décision et j'entends l'appliquer», a-t-elle dit. 

L’obligation de prêter serment au roi n’est «pas un opinion», a-t-elle ensuite fait valoir : «c’est l’état de droit». Puis, Mme Roy a ajouté qu’une motion ne permet pas de déroger à une loi. «Les députés du Parti québécois doivent se gouverner en fonction de l’état actuel du droit», a-t-elle tranché.  

Derrière la porte close, les trois élus péquistes ont donc rebroussé chemin, après que des constables spéciaux leur ait empêché l’accès au Salon bleu.  

Écoutez la rencontre Mathieu Bock-Côté et Richard Martineau diffusée chaque jour en direct via QUB radio: 

Selon nos informations, Québec solidaire déposera une motion à propos du serment au roi plus tard aujourd’hui. Ils seront appuyés par les libéraux.  

À son entrée au Salon bleu, le premier ministre François Legault a réitéré que l’abolition du serment au roi doit se faire, selon lui, en passant par un projet de loi, pour éviter une éventuelle contestation des lois qui seront adoptées par l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines.  

Il a également rappelé son engagement de déposer un projet de loi la semaine prochaine pour mettre fin au serment au roi. «La priorité actuellement, c’est de travailler à aider les Québécois à faire face à l’inflation. Si les députés du Parti québécois ont d’autres priorités, c’est leur choix», a conclu le premier ministre.  

Écoutez la rencontre Philippe-Vincent Foisy et Antoine Robitaille diffusée chaque jour en direct via QUB radio: 

D’autres contestataires

Impression
  • En Australie, cet été, la députée aborigène Lidia Thorpe a dû répéter son serment d’allégeance après avoir inclus le terme « colonisatrice » à propos de la reine.
flags of the world [Converti]
  • En 2011, un politicien néo-zélandais d’origine maorie a été expulsé du Parlement pour avoir refusé de prononcer le texte. 
Flag of Northern Ireland (the Ulster banner) authentic version

Illustration Adobe Stock

  • Les Irlandais du Sinn Féin n’ont même pas obtenu de bureaux ni de lignes téléphoniques en 1997, à Westminster, après avoir refusé de prononcer le serment. Ils ne siègent toujours pas. 
  • À la Barbade, la Constitution a été modifiée. Ainsi, le serment d’allégeance n’est plus fait à la reine, mais à l’État de la Barbade.
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