/news/politics

Attentat au Métropolis: les policiers ont «appris énormément» de cet événement, dit Bonnardel

Les policiers ont appris de l’attentat au Métropolis, mais «ils doivent encore s’améliorer» estime François Bonnardel, qui considère que le constat de la Cour supérieure sur le travail des policiers ce soir-là est «dur», mais «lucide». 

• À lire aussi: Attentat du Métropolis: la police blâmée, 4 techniciens indemnisés

«Je pense que les policiers ont appris de cet événement énormément, a dit le ministre de la Sécurité publique vendredi matin. Dix ans plus tard, c’est un constat qui est on ne peut plus clair, d’une soirée, de moments de coordination, qui ont été ratés par les différents corps de police en termes de protection pour la première ministre à l’époque (...). Donc le constat est clair dans le jugement.

«Il faut apprendre de tout ça et s’améliorer», a-t-il ajouté.

Déplorant une «recrudescence de la cyberintimidation» visant les élus à tous les niveaux, le ministre Bonnardel soutient que la protection des personnalités publiques est importante, et que le contexte fait en sorte que la police «apprend» et «améliore ses méthodes» d’intervention.

Le SPVM et la Sûreté du Québec, qui assuraient la sécurité au Métropolis lors de la soirée électorale du 4 septembre 2012 où s’est déroulé l'attentat, sont blâmés par le Tribunal et condamnés à indemniser quatre techniciens de scène qui étaient sur place. Les deux corps policiers assuraient la sécurité au Métropolis le soir de l’élection de Pauline Marois à titre de première ministre du Québec.

Richard Henry Bain, depuis condamné pour meurtre non prémédité et tentatives de meurtre, s’est présenté derrière l’établissement et a ouvert le feu tuant le technicien Denis Blanchette et blessant gravement le technicien Dave Courage.

Le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, était présent ce soir-là avec sa femme et sa fille.

«On l’a échappé belle cette journée-là. Moi, tout ce que j’espère, c’est que les services policiers ont tiré des leçons de ce qui s’est passé ce jour-là, pour que ça ne se reproduise plus jamais, peu importe la formation politique, peu importe le rassemblement», a-t-il dit en conférence de presse vendredi.

La «bonne décision»

Le député péquiste Joël Arseneau a dit que la décision de la Cour supérieure d’accorder des indemnités aux victimes «est la bonne». «Et les blâmes sévères envers les services de police, je pense qu'ils vont de soi», a-t-il ajouté.

«Pour tourner la page sur cet événement-là, je pense qu'il faut accepter le jugement et, moi, je pense qu'il faut aussi accepter, de la part des corps policiers, d'avaler la pilule. On sait que, pendant le procès, ils ont voulu camoufler, pendant un certain temps, les rapports, les rapports qui étaient assez sommaires, les enquêtes qui étaient douteuses», a poursuivi M. Arseneau.

Évolution

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a néanmoins souligné «l’évolution» des pratiques policières en matière de sécurité pendant les campagnes électorales. «Je pense qu'il y a eu toute une évolution qui fait qu'à cette campagne-ci, tous les dispositifs de sécurité me semblaient parfaitement en place», a-t-il dit.

Le député solidaire Vincent Marissal partage ce constat. «Il y a beaucoup plus de sécurité qu'avant. Je pense que certaines leçons ont été entendues», a-t-il dit.

Les libéraux estiment pour leur part que l’attentat du Métropolis était une attaque à la démocratie québécoise et ils espèrent que les pratiques policières ont évolué depuis l’événement.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.