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Attentat du Métropolis: la police blâmée, 4 techniciens indemnisés

Le SPVM et la Sûreté du Québec, qui assuraient la sécurité au Métropolis lors de la soirée électorale du 4 septembre 2012 où s’est déroulé l'attentat, sont blâmés par le Tribunal et condamnés à indemniser quatre techniciens de scène qui étaient sur place lorsque Richard Henry Bain a ouvert le feu. 

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Photo d'archives Pierre-Paul Poulin

Les deux corps policiers assuraient la sécurité au Métropolis le soir de l’élection de Pauline Marois à titre de première ministre du Québec. La politicienne était venue y prononcer son discours de victoire à Montréal.

Richard Henry Bain, depuis condamné pour meurtre non prémédité et tentatives de meurtre, s’est présenté derrière l’établissement a ouvert le feu tuant le technicien Denis Blanchette et blessant gravement le technicien Dave Courage.

Quatre autres techniciens sur place et témoins de la scène, qui alléguaient avoir subi de nombreux préjudices, du stress post-traumatique, et avoir éprouvé des problèmes de consommation, ont intenté une poursuite contre le SPVM et la SQ. Ils réclamaient 600 000$. Ils obtiennent 292 000$.

Écoutez le segment judiciaire avec Nicole Gibeault diffusé chaque jour en direct 11 h 10 via QUB radio : 

Guillaume Parisien, Audrey Dulong-Bérubé, Jonathan Dubé recevront 70 000$ à titre de dommages non pécuniaires et 2800$ à titre de dommages pécuniaires. 

Gaël Ghiringhelli a droit pour sa part à 70 000$ à titre de dommages non pécuniaires et 3581,04$ à titre de dommages pécuniaires.

En ce qui a trait aux agents de la SQ et du SPVM impliqués, le «Tribunal réitère que les conclusions qui précèdent en ce qui a trait à leur faute ne remettent nullement en question leur intégrité, leur bonne foi et leur bienveillance dans l'exercice de leurs fonctions ce soir-là. La faute d’omission à laquelle conclut le Tribunal résulte du mauvais arrimage des corps de police dans la mise en place de leur plan de sécurité et non de l’erreur ou de la négligence d’un agent en particulier.»

 

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