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Des cours de français au travail pour freiner la progression de l’anglais

Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ

Photo d'archives, Agence QMI

Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ

Le gouvernement devrait encourager et financer les cours de français au travail pour les immigrants non francophones fraîchement arrivés, selon la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). 

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La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) s’est dite très inquiète de la progression de l'anglais comme langue du travail au Québec rapportée par le dernier recensement de Statistique Canada.

Les nouveaux arrivants entreraient sur le marché du travail sans connaissance du français.

Pour la FTQ, c'est une responsabilité gouvernementale d'offrir des programmes permettant une pleine intégration linguistique de ces personnes, et les cours de français en milieu de travail ont fait leurs preuves.

«D'un côté, le gouvernement nous dit que la protection du français est une de ses priorités et, de l'autre côté, on a des personnes immigrantes qui voient leur cours de français annulé parce que le gouvernement coupe leur programme », a déploré le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

Pour la FTQ, la formation en entreprise doit être la voie de passage de la francisation des travailleurs immigrants et des travailleuses immigrantes.

«Quand les personnes immigrantes arrivent au Québec, elles ont comme priorité de trouver du travail pour subvenir à leurs besoins. Ce n'est pas d'apprendre le français et c'est normal», a rappelé M. Bolduc.

L'offre de cours de français en milieu de travail est la solution pour encourager les nouveaux arrivants à apprendre la langue de molière selon l’organisation syndicale.

« Partout où les syndicats ont réussi à instaurer [des cours de français], les cours étaient rapidement complets, comptant même des listes d'attentes! », a affirmé M. Bolduc qui regrette cependant que la langue française ne soit pas toujours employée dans certains milieux de travail.

«Des patrons qui s'adressent au personnel francophone exclusivement en anglais, des instructions de sécurité et des documents en anglais seulement, sans compter l'exigence du bilinguisme pour des postes qui ne le requièrent pas sont des situations soulevées régulièrement par les membres syndiqués des comités de francisation», a conclu Denis Bolduc.

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