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Virus respiratoire: ça déborde en pédiatrie au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Après Montréal et Québec, c’est au tour du Saguenay-Lac-Saint-Jean d’être frappé par une hausse du virus respiratoire syncytial (VRS), si bien que les urgences pédiatriques débordent à l'hôpital de Chicoutimi.

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Les effets du virus commencent aussi à se faire ressentir à Roberval.

Un lot de virus circule actuellement, ce qui fait en sorte que davantage d’enfants et de poupons sont malades. La capacité normale a alors été dépassée dans les urgences pédiatriques et le «pic» n’est pas encore atteint.

«On est vraiment en surcapacité actuellement à l'hôpital. En ce qui concerne le Lac-Saint-Jean, c'est beaucoup plus la portion Roberval où on voit qu'il y a plus d'hospitalisation», a constaté le Dr Jean-Benoît Bouchard, chef au département de pédiatrie au CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Trois poupons ont dû être transférés à Alma au cours des derniers jours. À Chicoutimi, les 14 chambres en pédiatrie sont pleines.

«Donc on a mis deux patients par chambre et cette semaine on est monté jusqu'à 20 patients. Roberval, ils sont actuellement sept patients sur neuf lits déjà occupés. Il y en a deux qui sont hospitalisés actuellement qui ont la COVID et le VRS. C'est comme si on avait un beau bouillon de virus qui se promènent dans la population qui fait qu'on a une augmentation de l'affluence», a-t-il expliqué.

Plan de surcapacité

Les médecins craignent maintenant que l'influenza s'en mêle, c'est pourquoi un plan de surcapacité a été mis en place. Tous les quarts de métier sont sollicités à prêter main-forte et du personnel a été formé en conséquence.

«Que ce soit les pédiatres, les urgentologues, les infirmières. Il y a des inhalothérapeutes et des physiothérapeutes qui viennent nous prêter main forte. Si on a besoin d'augmenter encore plus, on a vraiment trouvé des endroits dans l'hôpital qui pourraient nous permettre d'augmenter encore plus la capacité», a mentionné le Dr Bouchard.

À défaut d'avoir des soins intensifs pédiatriques en région, des transferts pourraient être effectués vers les grands centres si les besoins sont plus importants.

«On sait qu'ils ont augmenté leur capacité et si l'enfant dépasse les limites de soin qu'on est capable de donner ici en région, ils vont toujours être prêts à accueillir les bébés. Il ne faut pas penser que tout est en train de sauter», a-t-il rassuré.

Le médecin conseille aussi aux parents de nouveau-nés d’éviter de se trouver en présence de gens malades.

Si vous avez un jeune poupon à la maison et un autre plus vieux qui fréquente la garderie, dans le meilleur des mondes, le garder à la maison au cours des prochaines semaines pourrait vous permettre d’éviter de vous retrouver avec ce virus dans le nid familial.

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