/finance/homepage

«Il va y avoir de moins en moins de grosses dindes», rapporte un spécialiste

Votre traditionnelle dinde du temps des Fêtes vous coûtera encore plus cher cette année, en raison de la grippe aviaire qui touche plusieurs élevages du pays. La taille de la dinde sera également plus faible.

• À lire aussi: Beurre, dinde, oeufs: le souper de Noël pourrait coûter beaucoup plus cher cette année

Sylvain Charlebois, spécialiste de l’industrie agroalimentaire à l’Université Dalhousie, anticipe une augmentation de 10 à 15% du prix de la dinde dans les prochains mois. Il explique également que les consommateurs devront tenir d’un autre facteur avant d’acheter leur dinde.

«Le facteur principal, c’est qu’on s’attend à moins de grosses dindes. [...] Il va y avoir de moins en moins de grosses dindes. Cette année, probablement que les gens vont acheter deux petites dindes. Le kilo de dinde, ça risque de coûter plus cher», rapporte-t-il.

M. Charlebois explique que l’industrie a dû s’adapter aux tendances d’achat des consommateurs au courant des dernières années.

«L’industrie sait très bien que lors des Fêtes, on a de moins en moins de gros groupes, les familles ont rapetissé. Il y a 20 ans, les grosses dindes de 25 livres se vendaient bien [...] aujourd’hui, c’est de plus en plus rare», dit-il.

En plus du virus, le prix de la nourriture distribuée aux bêtes a connu une forte hausse dans la dernière année.

La grippe aviaire fait des ravages ailleurs

Sylvain Charlebois souligne qu’un autre produit essentiel sera visé par des augmentations de prix.

«Les œufs, on parle en moyenne d’une hausse de 14 à 15% au pays. C’est la même chose au Québec. La grippe aviaire pourrait affecter les prix dans les prochaines semaines. On pourrait s’attendre à une hausse de 10%», a-t-il affirmé.

Parmi les autres aliments touchés par ces fluctuations de prix, on retrouve le beurre. En moyenne, il se vend entre 7 et 8$ la livre.

Toutefois, des bannières comme Metro vendent le beurre à 3,97$/lb jusqu’à mercredi.

«C’est vraiment une bonne aubaine», s’est étonné le spécialiste de l’industrie agroalimentaire.

La présence de la grippe aviaire est significative dans plusieurs provinces canadiennes. Au Québec, les enquêtes concernant les cas de la maladie sont moindres.

  

Des prix exorbitants qui font réagir

Des citoyens rencontrés par TVA Nouvelles affirment avoir changé leurs habitudes en raison des prix élevés.

«J’achète toujours les rabais cette semaine pour la semaine prochaine. Je congèle et je cuisine après. [Sinon, c’est trop cher]», explique un homme

«On est juste deux, donc on ne cuisine pas une grosse dinde», affirme un autre homme.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.