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Le personnel d'un hôpital contraint d'abandonner sa manifestation, faute de main-d’œuvre

Le personnel de l’hôpital Hôtel-Dieu de Sorel voulait manifester, samedi matin, en raison de la surcharge de travail liée notamment aux importants taux d’occupation dans les urgences et au manque de main-d’œuvre.

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À leur arrivée sur les lieux, les employés ont été contraints de se rendre au travail, en raison du manque de personnel.

«L’équipe en place était déjà était en manque d’effectif de plus de 50%, alors l’équipe qui est arrivée pour prendre la relève n’a pas pu faire la contestation de type sit-in, et a dû rentrer travailler», explique le membre du syndicat des professionnelles en soins de la Montérégie-Est (FIQ-SPSME), Christopher Dunford.

De son côté, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est indique par écrit que «toutes les mesures sont mises en place afin d’assurer des soins et des services sécuritaires à toute la population et tenter de réduire le taux d’occupation dès que possible».

Malgré les efforts du CISSS, les effets ne se font pas ressentir sur le terrain selon M. Dunford.

«On voit la détresse des infirmières, continue-t-il. Plusieurs repartent après leur quart de travail de 16 heures en pleurant, ne sachant pas si elles seront capables de rentrer dans huit heures pour reprendre leur travail.»

Pire que pendant la pandémie

L’hôpital Hôtel-Dieu de Sorel affiche le plus haut taux d’occupation des urgences au Québec, qui dépasse les 200%.

La situation actuelle est pire qu’il y a un an en ce qui a trait à la pression que ressent le personnel hospitalier.

«Il y a des patients dans tous les corridors et tous les placards, indique l’assistant infirmier-chef Michel Jenart. On est allé faire des évaluations dans d’autres locaux parce que les salles d’évaluation étaient utilisées pour des patients couchés. On ne sait plus où les mettre.»

À bout de souffle après des quarts de travail de 16 heures, les infirmières n’en peuvent plus.

«On se demande comment on va se rendre à Noël et passer à travers le mois de décembre», partage l’infirmière clinicienne Marilyne Lévesque. 

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a indiqué jeudi, en mêlée de presse à l’Assemblée nationale, que la situation risque de «continuer d’être difficile» au cours des prochaines semaines dans les urgences du Québec. 

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