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Hausse du prix des aliments: 1000 $ de plus à l’épicerie pour une famille de quatre

Avec des hausses de prix de plus de 11 % à l’épicerie cette année, les Québécois n’ont pas eu le choix de devenir des acheteurs plus avisés. Ils devront continuer sur cette lancée, car on prévoit d’autres hausses en 2023, cette fois de 5 % à 7 %.

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« Pour la première fois, on prévoit une augmentation de plus de 1000 $ pour une famille de quatre », lance Sylvain Charlebois, qui dirige la 13e édition du Rapport sur les prix alimentaires canadiens.

Photos Chantal Poirier et Adobe Stock

La famille type du rapport, qui est publié aujourd’hui et qui est le fruit de la collaboration de quatre universités canadiennes, est composée d’un homme (31-50 ans), d’une femme (31-50 ans), d’un garçon (14-18 ans) et d’une fille (9-13 ans).

S’il en coûtait 13 801 $ pour nourrir tout ce beau monde en 2021, le montant est passé à 15 222 $ cette année. L’an prochain, les chercheurs prévoient qu’il sera de 16 288 $. 

De 2021 à 2023, la hausse serait de 18 %, contre 7 % de 2022 à 2023.

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En deux temps

« S’il y a des steaks à 30 $ à l’épicerie, c’est parce qu’il y a des gens prêts à payer ce prix-là », illustre M. Charlebois, qui dirige aussi le Laboratoire en sciences analytiques agroalimentaires de l’Université Dalhousie. 

L’année 2023 se jouera en deux actes, selon lui : durant la première moitié, les prix vont continuer à monter comme ils l’ont fait en 2022, et pendant la deuxième moitié, le pays va connaître un ralentissement économique qui va freiner la montée des prix à l’épicerie. 

«C’est drôle à dire, mais pour les familles qui sont serrées, un ralentissement économique serait souhaitable. En tous cas, ça les aiderait à l’épicerie», observe l’expert de l’alimentation. 

Ça monte partout

Toutes les catégories de produits alimentaires seront en hausse en 2023, à cause entre autres des effets des changements climatiques et des coûts de transport élevés, écrivent les chercheurs. 

Les légumes remportent la palme avec une augmentation prévue en 2023 de 6 % à 8 %, alors que leur prix a déjà bondi de 11 % en 2022. 

Les produits de boulangerie, les produits laitiers et les viandes subiront tous une hausse de 5 % à 7 %, si on se fie au rapport. 

Le prix des fruits est celui qui montera le moins, soit de 3 % à 5 %. 

Photos Chantal Poirier et Adobe Stock

Dans ce contexte, « la frugalité restera une priorité pour de nombreux Canadiens en 2023 », est-il écrit dans le rapport. 

Il faut aussi savoir que les dépenses calculées dans le rapport supposent que les gens cuisinent et mangent exclusivement à la maison. 

Bref, l’insécurité alimentaire, qui signifie qu’on a une capacité limitée à se procurer des aliments sains et nutritifs, va encore bondir au Québec et au Canada, prévoit-on. 


►Alors que l’édition 2022 du rapport prévoyait une augmentation du prix des aliments de 5 % à 7 %, le vrai taux a dépassé cette prédiction pour atteindre 10,1 % en octobre. Les chercheurs citent les événements climatiques défavorables, les tensions géopolitiques croissantes, les prix élevés du pétrole et la chute du dollar canadien pour expliquer l’écart. 

 Via QUB radio, l’économiste Yves Daoust revient sur l'inflation , la pénurie de main-d'oeuvre et les fraudes bancaires (tous les jours à 9h35) : 

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