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Ordre de la rose blanche: une bourse attribuée en l’honneur des victimes de Polytechnique

Une candidate au doctorat en génie chimique a reçu, lundi, 30 000 $ par l’Ordre de la rose blanche, une bourse offerte dans le cadre des commémorations de la tuerie de Polytechnique.

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Sophia Roy devient alors la huitième récipiendaire de cette bourse remise annuellement à une étudiante canadienne désirant poursuivre des études en génie aux cycles supérieurs.

«Prendre la mesure du talent et du leadership féminin en génie dont témoignent les lauréates du concours de l’Ordre de la rose blanche me réjouit au plus haut point.

La présence des femmes dans les sciences et dans le génie est hautement profitable à notre société, et de tels modèles positifs participent à la renforcer», a souligné Michèle Thibodeau-DeGuire, première femme diplômée en génie civil de Polytechnique en 1963 et marraine de la Bourse.

Ayant obtenu un baccalauréat en génie chimique à l’Université McGill, Sophia Roy s’intéresse maintenant aux méthodes pour décarboner l’acier dans le cadre de sa thèse de doctorat à Polytechnique. En plus de se démarquer par ses résultats académiques, elle se fait remarquer par ses recherches. Un de ses articles a notamment été l’un des plus téléchargés du «Canadian Journal of Chemical Engineering» en 2020.

«L’exemple de Sophia, qui incarne ces valeurs et se réalise comme femme dans l’univers du génie et comme citoyenne, est le meilleur argument en faveur de la promotion des femmes au sein des sciences. Il encourage les jeunes femmes tentées par le génie à s’autoriser tous les rêves et à se donner le pouvoir de les réaliser», a mentionné pour sa part Nathalie Provost, survivante de la tuerie de Polytechnique.

Pour Mme Roy, recevoir cette bourse est un honneur, puisqu’elle estime qu’elle doit énormément aux femmes qui ont ouvert la porte pour les femmes dans le domaine du génie.

«Cette distinction m’encourage à continuer à donner le meilleur de moi-même en tant que femme scientifique et à faire ma part pour combattre les préjugés, afin de lever les obstacles que rencontrent encore de nombreuses jeunes femmes qui souhaiteraient s’engager dans la voie du génie et des sciences», a déclaré la candidate au doctorat en génie chimique, elle qui a entamé ses études dans le domaine un an après l’attentat antiféministe de Polytechnique.

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