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«Vol» d'une toast au beurre d'arachide: l'infirmière ne sera pas suspendue

Le CHSLD qui avait suspendu une infirmière trois jours sans salaire pour avoir volé une toast au beurre d’arachide annule cette sanction «trop sévère», et les gestionnaires qui ont pris cette décision seront rencontrés. 

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Vendredi, Le Journal de Montréal rapportait qu’une infirmière était suspendue trois jours sans salaire pour avoir mangé une toast au beurre d’arachide au Centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) Chevaliers-De Lévis, à Longueuil, le 2 octobre dernier. 

En pleine pénurie de main d’œuvre, cette nouvelle avait vivement fait réagir les citoyens partout au Québec. 

«La mesure était trop sévère pour le geste commis. Nous avons rencontré l’employée et nous sommes excusés auprès d’elle. Cette situation ne remet pas en doute ses compétences professionnelles. Nous lui offrons tout le soutien nécessaire», écrit la direction du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est, dans un communiqué diffusé cet après-midi. 

Écoutez le segment tout savoir en 24 minutes d'Alexandre Moranville au micro de Mario Dumont sur QUB radio :  

Gestionnaires dans la mire 

Dans les derniers jours, la ministre Sonia Bélanger, déléguée à la Santé et aux Aînés, a discuté de cette suspension avec le président-directeur général du CISSS. Elle a réagi plus tôt lundi en disant que «les gestionnaires impliqués dans le traitement du dossier seront rencontrés». 

Désirant garder l’anonymat par peur de représailles, la jeune infirmière qui n’a que deux ans d’ancienneté devait être suspendue aujourd’hui, ainsi que les 9 et 11 décembre prochains. 

Dans la lettre de suspension, obtenue par Le Journal, on peut lire que ce vol de nourriture destinée aux résidents constitue « un manquement grave à vos obligations de loyauté et d’honnêteté », écrivait la direction des soins infirmiers du centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS), le 1er décembre dernier.

Selon la Fédération interprofessionnelle de la Santé (FIQ), le syndicat qui représente l’infirmière visée, la sanction était trop sévère par rapport à la faute.

La direction du CISSS avait rencontré l’employée à ce sujet le 3 novembre dernier, pour obtenir sa version des faits. L’infirmière avait admis avoir mangé la toast puisqu’elle avait «mal à l’estomac» et n’avait pas eu le temps de déjeuner avant de venir travailler. Elle aurait aussi mentionné «ne pas savoir» que c’était interdit. 

Écoutez l'entrevue de Guillaume Lavoie avec Brigitte Petrie, présidente du Syndicat des professionnelles en soins de Montérégie-Est sur QUB radio :  

Le mécanisme revu 

Par ailleurs, le CISSS ajoute que «le mécanisme de traitement des mesures disciplinaires sera analysé et révisé afin qu’une telle situation ne se reproduise plus», écrit-on. Nous sommes désolés de cette situation et réitérons que les gestionnaires sont disponibles, à l’écoute et bienveillants pour les employés. »

Vendredi, le syndicat local soulignait que la jeune employée considérait même de démissionner, à la suite de cette suspension. 

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