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Carey Price, un cas complexe à gérer

Les propos de Carey Price sur le projet de loi fédéral C-21 et la tuerie de Polytechnique ont plongé le Canadien de Montréal dans une situation plutôt compliquée, la «trame narrative de la gestion de crise ayant changé», mardi, aux dires d’un spécialiste de l’image.

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Selon le président de Consulat RP, Patrick Howe, la plus récente déclaration de Price, qui a finalement admis qu’il était déjà au fait de la tragédie du 6 décembre 1989 ayant coûté la vie à 14 femmes, fait mal paraître le Tricolore. La veille, le club avait déclaré le contraire à TVA Sports par le biais de sa vice-présidente communications hockey, Chantal Machabée.

«Ça change beaucoup, c’est une gestion de crise qui évolue. La prochaine étape sera de savoir comment le Canadien de Montréal réagira, car les options sont assez limitées, a estimé Howe sur les ondes de LCN. Visiblement, la coordination ne s’est pas faite. L’une des deux parties n’a pas été franche et n’a pas dit la vérité à l’autre. C’est possible, aussi.»

«Quand on gère une crise médiatique et qu’un employé, [...] dans ce cas-ci un joueur professionnel d’une organisation sportive, prend la parole publiquement sur un dossier périphérique à l’entreprise, ç’a toujours des impacts ou il risque d’y en avoir, surtout lorsqu’on est une personnalité comme Carey Price», a-t-il renchéri.

Pour Howe, il faut s’attendre à voir le Canadien essayer de rectifier les faits et recueillir davantage d’informations. Le soutien de son joueur-vedette à la Coalition canadienne pour les droits des armes à feu est pour le moins inopportun pendant que le 33e anniversaire de la tragédie de Polytechnique est souligné. L’organisation concernée se trouve dans la controverse pour avoir créé le code promotionnel «POLY», une référence directe au lieu de la tuerie.

«Avait-il toutes les informations? Se rendait-il compte de ce qu’il disait à ce moment?, s’est interrogé Howe. Il s’est exprimé à titre personnel. Sur la photo, on ne le voit pas en habit du Canadien, mais en habit de chasseur avec une arme qui n’est même pas visée par l’amendement au projet de loi C-21.»

D’après le spécialiste, Price aurait dû se méfier des conséquences de ses mots. Pourtant, il en a eu un bon aperçu quand son épouse Angela s’est exprimée sur les réseaux sociaux durant la pandémie.

«Lorsqu’elle prenait position sur la question des vaccins, ça faisait la une des médias. Par la force des choses, il savait que sa parole allait avoir une grande portée, plus grande peut-être qu’il avait imaginé. Mais je ne suis pas certain de la maladresse. Il affirme aujourd’hui qu’il est au courant du drame de Polytechnique et que ça fait 15 ans qu’il se trouve à Montréal, où il y a une cérémonie à chaque 6 décembre. Ce sont des éléments qui seront rappelés.»

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