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Des problèmes de qualité d'air à l'école L'Oasis?

La présence de dioxyde de carbone plus haute que la norme à l'école de formation pour adultes l'Oasis à Chicoutimi, préoccupe des étudiants.

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Une photo fournie par une étudiante montre la lecture d'un détecteur de CO2 d'une classe de l'école L'Oasis prise il y a quelques semaines: plus de 3000 particules par millions (PPM). La norme, selon le Centre de services scolaires, se situe entre 1000 et 1 500.

Il y a 3 semaines, une étudiante s'est même rendue à l'urgence.

«Je suis allée à l'urgence parce que je n'étais plus capable des migraines quotidiennes!», a expliqué l'étudiante, qui comme ses autres consœurs et confrères de classes, a voulu garder l'anonymat.

La qualité de l'air causerait particulièrement problème dans un secteur limité du bâtiment : trois ou quatre classes au 2ème étage.

«Des maux de tête quotidiens, des problèmes de concentration le soir...On n'est plus des enfants, donc c'est plus difficile», a raconté une étudiante.

«Je suis amorphe, et le soir, c'est plus difficile d'étudier», a dit une autre.

Le site du Centre de services scolaires des Rives-du-Saguenay rapporte qu'aucun lecteur n'a mesuré une quantité de CO2 supérieur à 2000 PPM la semaine dernière. Cependant, les lectures des semaines précédentes avaient incité les étudiants à signaler la situation à la direction.

«Souvent plus que 2000», a précisé une étudiante. «Le taux augmente au fur et à mesure que la journée avance.»

Les enseignants des classes concernées ont reçu la consigne d'ouvrir les fenêtres des classes pendant la pause de 10 minutes entre deux cours. Cette situation, alors que l'hiver s'installe progressivement, engendre d'autres inconvénients.

«On va en classe avec nos manteaux, nos tuques et nos gants», a raconté une étudiante. «Je n'ose pas imaginer ce qu'on va faire à -40 degrés.»

«On amène nos bottes, nos manteaux, nos Tylenol», a ajouté une autre.

«Suivre un cours sur le bord de la fenêtre c'est dangereux pour la grippe!», a soulevé un autre.

Le syndicat de l'enseignement du Saguenay a été avisé du problème.

«Sur le plan pédagogique, ce n'est certainement pas optimal», a lancé le président Jean-François Boivin. «Le Centre va prendre les lectures, et va ajouter un échangeur d'air s'il y a un problème. Ouvrir les fenêtres, ce n'est pas assez.»

Le service des incendies a été appelé sur les lieux la semaine dernière pour la présence d'un gaz potentiellement toxique, mais les étudiants n'ont pas été convaincus.

«Ils nous ont dit que s'il y avait eu danger, ils nous auraient évacué», a relaté l'étudiant. «Mais on ne connaît pas le seuil limite.»

Les étudiants suggèrent au Centre de services scolaires d'acquérir un échangeur d'air.

«Le premier ministre a déjà dit qu'il en restait», a rappelé une étudiante.

La direction du Centre de services scolaires n'a pas voulu commenter.

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