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Jusqu’à 1 milliard $ de pertes en vaccins contre la COVID-19

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Photo Adobe Stock

Le gouvernement fédéral pourrait perdre jusqu’à 1 milliard $ en vaccins contre la COVID-19 avant la fin de l’année, alors que des millions de doses reposent toujours dans les stocks des gouvernements, estime la Vérificatrice générale (VG) Karen Hogan.

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Dans un rapport déposé au Parlement mardi, cette dernière évaluait qu’à la fin mai se trouvaient 32,5 millions de doses en stock à travers le pays, dont l’écrasante majorité (28 millions) devrait atteindre leur date de péremption bientôt.

Qui plus est, seulement la moitié des 169 millions de vaccins contre la COVID-19 depuis le début de la pandémie au Canada ont trouvé preneur en date du 31 mai, soit environ 84 millions de doses.

Mme Hogan note aussi un peu plus de 50 millions de doses «excédentaires» au 31 mai, date à laquelle s’est restreint l’audit. Parmi celles-ci, plus de 15 millions ont déjà été données et le Canada souhaite en distribuer 21 millions de plus. Ces doses pourraient toutefois expirer avant d’être distribuées.

La VG reconnait toutefois que le gouvernement a agi rapidement en faisant des commandes importantes de vaccins contre la COVID-19 auprès de sept différentes entreprises dans un contexte de crise sanitaire historique.

«En concluant ces ententes, le gouvernement augmentait ses chances d'obtenir assez de doses pour fournir le plus vaste programme d'immunisation de l'histoire du pays, tout en reconnaissant que cette approche pourrait entraîner un surplus de doses si tous les vaccins étaient un jour approuvés», a relaté Karen Hogan.

Un meilleur partage des données réclamé

La VG pointe du doigt le manque de communication entre les différents paliers de pouvoir, notamment entre les provinces, qui s’occupent de la vaccination, et le fédéral, qui s’occupe de l’approvisionnement.

Des «problèmes d'échange de données sur la santé» ont d’ailleurs été relevés par le bureau du VG «en 1999, en 2002, en 2008 et plus récemment en 2021».

«Il est urgent de remédier à ces problèmes de longue date, notamment en mettant en œuvre un cadre pancanadien d'échange d'information, car l'échange de données sur la santé est au cœur d'une surveillance efficace pour assurer la sécurité de la population canadienne», a-t-elle déclaré lors d’un point de presse.

«Je me questionne combien d’autres urgences sanitaires qu’il faut qu’on passe à travers comme pays avant qu’on puisse trouver une solution à [ce problème]», a-t-elle ajouté.

Il s’agit d’un problème qu’a soulevé aussi le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos. Ce dernier en a même fait la condition essentielle pour augmenter les transferts en santé par les provinces.

«Notre système de données en santé n’est pas un système de classe mondiale, c’est un système de classe médiocre», a-t-il pesté. Il a mentionné que des systèmes provinciaux faisaient encore usage du papier et du fax.

Il va sans dire que le ministre accueillit «favorablement» la recommandation contenue dans le rapport de la VG au sujet du partage de données.

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