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Le Venezuela interdit des plages souillées par une marée noire

Plusieurs plages de l’État vénézuélien d’Anzoategui (nord-est) sont désormais fermées en raison d’une marée noire qui recouvre des kilomètres de côtes, ont annoncé les autorités locales mardi. 

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«Nous confirmons la malheureuse nouvelle selon laquelle nos côtes sont touchées par une marée noire», a déclaré le maire de Lecheria, Manuel Ferreira Gonzalez, sur les réseaux sociaux, sans préciser l’ampleur de la marée.

Les taches de pétrole, qui ont commencé à être observées lundi, ont provoqué la mort d’espèces marines.

«Il y a des oiseaux morts, des petits poissons morts», a déclaré M. Ferreira, qui a partagé une vidéo montrant des traces de pétrole recouvrant les plages de cette ville située sur les rives de la mer des Caraïbes, à quelque 320 km de Caracas.

Près de la zone touchée se trouve la raffinerie de Puerto la Cruz, la troisième plus grande du Venezuela, avec une capacité de traitement de 187 000 barils par jour.

Les fuites de brut sont fréquentes dans le pays, mais elles sont rarement signalées par le géant pétrolier public Petroleos de Venezuela (PDVSA).

Celui-ci n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP. 

Le maire, alarmé par le «niveau de contamination», a recommandé de ne pas s’approcher des plages touchées, car «les fortes odeurs émanant de ces résidus pourraient provoquer des problèmes respiratoires».

Gustavo Castillo, directeur de la protection civile de Lecheria, a déclaré à l’AFP que le personnel de PDVSA, chargé de faire face à la marée noire, s’était rendu sur place, mais souligné que ceux-ci ne lui «donné aucune information». 

«Chaque marée noire provoque beaucoup de dégâts aux écosystèmes aquatiques, des oiseaux comme les pélicans sont touchés quand ils plongent pour leurs proies», a expliqué à l’AFP la biologiste Yurasi Briceño, spécialiste du lac de Maracaibo (ouest), berceau de l’exploitation pétrolière au Venezuela et régulièrement touché par la pollution. 

En plus des dommages perceptibles à la surface, le pétrole «crée une couche superficielle qui limite le passage des rayons du soleil et donc tous les processus de photosynthèse qui ont lieu sous l’eau», a-t-elle ajouté. 

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