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«Nos joueurs s’en sacrent de vous, tant qu’ils font du cash»

«Peut-être qu’avoir une petite base d’histoire sur la société qui t’accueille, ce serait déjà ça»: le chroniqueur Philippe-Vincent Foisy s’insurge de la réaction de Carey Price face au tollé qu’il a provoqué avec sa prise de position sur les armes. 

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«Je suis estomaqué de l’excuse qu’on nous a concoctée du côté du Canadien et encore plus de l’opération de communication. 

Philippe-Vincent Foisy soutient, en entrevue au Québec Matin, que le scandale ne découle pas de la prise de position de Carey Price contre la nouvelle loi sur les armes à feu, mais bien du «mea culpa» du gardien de but et de son équipe sur l’affaire.

«C’est un chasseur, il a droit à son opinion. Il l’a fait de façon très maladroite en appuyant un groupe qui utilisait le mot «poly» pour vendre des [armes] en pleine semaine de commémoration de la Polytechnique», souligne d’abord le chroniqueur.

«Après ça, qu’on nous dise qu’il ne savait pas, lui qui est né au Canada, ce qu’était la [tuerie] de Polytechnique, qui était en 1989, et qu’il travaille à Montréal depuis 15 ans comme joueur étoile... Ça me sidère», enchaîne Philippe-Vincent.

«Qu’il n’ait pas décidé d’apprendre le français ça se peut, mais qu’il n’est aucune connaissance, aucune curiosité sur la culture qui l’a accueilli, ça n’a aucun bon sens».

Le chroniqueur est d’autant plus choqué par la réponse de l’entraîneur-chef des Canadiens de Montréal face à la controverse, qui s’est contenté de répondre que son joueur n’avait que deux ans au moment de la tuerie. 

«Ben oui, moi j’avais 9 mois quand c’est arrivé pis je le sais c’est quoi», s’insurge le chroniqueur, en réponse à Martin St-Louis.

«Tu veux prendre position? Fais juste te poser une ou deux questions. Peut-être qu’avoir une petite base d’histoire sur la société qui t’accueille, ce serait déjà ça.»

«On s’en fout de Montréal, nous on est là pour faire de l’argent. [...] Ce que vous vivez, chers Québécois, on s’en sacre. Nos joueurs s’en sacrent de vous, tant qu’ils font du cash : c’est ça le message que les Canadiens nous ont envoyé hier», conclu, choqué, le chroniqueur.

 *** Voyez sa chronique dans la vidéo ci-haut ***

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