/regional/estduquebec/basstlaurent

Près d'une quarantaine d'infirmières d'Afrique en renfort au Bas-Saint-Laurent

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent a récemment recruté 36 infirmiers et infirmières dans différents pays d'Afrique. Ceux-ci sont présentement en formation dans les cégeps de Rimouski et de Matane et pourront intégrer officiellement le réseau de la santé dans un peu plus d'un an.

Selon deux professionnels arrivés à Rimouski en septembre, il n’y a pas de grandes différences entre pratiquer leur métier au Québec plutôt qu'au Cameroun ou encore en Algérie.

«Ce sont des trucs que l'on pratiquait déjà dans notre pays, alors il n'y a pas tellement de différences. Il faut s'adapter, c'est certain, mais dans le contenu, l'enseignement, la science, c'est presque pareil», a souligné Jean-Baptiste Mani Belibi, qui était infirmier au Cameroun depuis cinq ans.

Même si le changement de vie est majeur pour ces nouveaux arrivants, ils disent bien s'adapter, et ce, en grande partie grâce au soutien des différents intervenants impliqués dans le projet.

«Nous sommes vraiment soutenus. Les gens du cégep vont au-delà de l'accompagnement professionnel. Ils sont là, ils sont à l'écoute, ça facilite les choses, a lancé M. Mani Belibi.

«La manière dont j'ai été accueilli, je ne l'oublierai jamais», a-t-il souligné.

Les deux infirmiers ont confiance de parvenir à réussir l'examen de l'Ordre des infirmiers et infirmières du Québec au terme de leur attestation d'études collégiales intensive d'un peu plus d'un an et, ainsi, d'intégrer le réseau à l'automne 2023.

«Il y a du matériel qu'on ne connaît pas. On découvre tous les jours de nouvelles choses et on apprend. [...] Mais dans un an, je serai prête, définitivement», a expliqué Salima Haddad, qui a pratiqué le métier d'infirmière en Algérie pendant sept ans.

Au terme de leur formation, ces infirmières et infirmiers obtiennent une garantie d’emploi de trois ans au CISSS du Bas-Saint-Laurent. D'ailleurs, certains d'entre eux travaillent comme préposé aux bénéficiaires dans les CHSLD de Rimouski et de Matane pendant leur formation.

Logistique complexe

Plusieurs professionnels sont arrivés avec leurs conjoints et leurs enfants en septembre dernier. Le contexte actuel de pénurie de logement et de places en garderie a complexifié l'arrivée de ces personnes au Bas-Saint-Laurent.

«Je suis ici et ma femme et ma fille sont à Québec parce que l'on n'arrivait pas à trouver un endroit convenable pour nous trois. Ce n'est pas facile, mais je les vois régulièrement. Je sais que ca va aller», a raconté M. Mani Belibi.

En tout, ce sont 1000 infirmières et infirmiers que Québec veut recruter à l'étranger dans le cade de ce programme de recrutement à l'international. Les participants pratiqueront dans sept régions où le réseau doit faire face à une importante pénurie de personnel.

Le Bas-Saint-Laurent est l'une des premières régions à accueillir ces professionnels étrangers qui sont plus que bienvenus.

«Au Bas-Saint-Laurent, c'est une centaine de personnes qu'on doit aller chercher, donc cette opération nous permet d'aller chercher une quarantaine de personnes, ça vient vraiment aider! On a ciblé la Matanie et Rimouski parce que c'est dans ces régions où l'on avait, dans un premier temps, le plus de besoins», a expliqué Katy Pelletier, coordonnatrice des services administratifs et ressources humaines au CISSS du Bas-Saint-Laurent.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.