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Sur les traces de «Richard tueur de bœuf» et de Rick Martel

Photo fournie par Dominique Lebel 

La productrice et réalisatrice Marie-Claude Paradis-Vigneault planche actuellement sur un long-métrage mettant en vedette deux personnages québécois, soit son propre père, dit «Richard tueur de boeuf», et le lutteur professionnel Rick Martel. 

Qu’ont en commun ces deux personnes à part d'être du Québec? Ils sont deux hommes forts et ils portent le même nom.

Richard Vigneault, le père de la cinéaste, également connu comme «Richard, à Édouard, à André Vigneault», est originaire du canton de L'Anse à la Cabane, aux Îles-de-la-Madeleine. Sa force exceptionnelle a été révélée lorsqu'il a tué un boeuf d'un coup de poing à l'âge de 17-18 ans.

Quant à Rick Martel, le lutteur originaire de la ville de Québec, il est né Richard Vigneault, également. Aussi connu sous le pseudonyme de Rick the Model, ce dernier a notamment remporté à trois reprises le championnat du monde par équipe de la World Wrestling Federation.

«Il y a une légende autour de la force de mon père; ce n’est pas pour rien qu’il s’appelle tueur de bœuf, nous a confié Mme Paradis-Vigneault, de passage aux Îles pour y faire de la recherche. Il n’a pas fait de lutte professionnelle, mais il s’est battu! Il a même fait de la prison nocturne! Alors, c’est qui Rick Martel? C’est qui ses fans? Et c’est qui mon père à travers ça? C’est ma quête.»

Photo tirée de Facebook, Richard Vigneault

La cinéaste a expliqué que l'idée du documentaire lui est venue lorsque son père a reçu, il y a deux ans, des lettres provenant d'admirateurs américains qui l'ont confondu avec Rick, le lutteur, qui a fait carrière aux États-Unis. C'est que les deux hommes ont non seulement les mêmes prénoms et noms de famille, ils sont aussi tous deux nés en 1956, tandis que leurs épouses respectives s’appellent Johanne.

«Et quand j’ai vu ça, j’ai dit: ben voyons, donc! J’ai une histoire, là!» a lancé Marie-Claude Paradis-Vigneault.

Présentement en attente de financement pour la phase recherche et création de ce projet, la documentariste souhaite recueillir les propos de Madelinots qui ont été témoins du coup de poing légendaire de son père, ou qui peuvent simplement lui raconter des anecdotes sur ses exploits de force, qu'ils soient glorieux ou non.

Pour ce qui est de Rick Martel, aujourd’hui à la retraite après avoir laissé sa marque dans le monde de la lutte, la quête s’annonce moins facile. Mme Paradis-Vigneault espère entrer en communication avec lui par l’entremise d’un expert de la lutte.

«Aux dernières nouvelles, il ne veut plus donner d’entrevue, il ne veut plus de vie publique depuis une dizaine d’années. J’espère que Pat Laprade va réussir à le convaincre», a-t-elle confié.

Marie-Claude Paradis-Vigneault est l'une des trois finalistes du Prix de la Relève 2022 du Conseil de la culture de l'Estrie pour son projet de balado «Les voix de la Placette» qui met de l’avant cinq récits de l’est de Sherbrooke. Le prix sera décerné ce mercredi à Sherbrooke où elle vit depuis quelques années.

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