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Votes sur le budget 2023: un «dîner de cons», selon Claude Villeneuve

Le chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville de Québec déplore la manœuvre «hypocrite» de l’équipe du maire qui a changé les règles du jeu afin de s’assurer d’obtenir une majorité d’appuis pour favoriser l’adoption des documents budgétaires. 

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Claude Villeneuve juge que les élus seront conviés sous peu à un «dîner de cons», puisque tout est déjà «décidé d’avance». 

Le maire Bruno Marchand, croit-il, n’a même plus besoin de négocier avec les partis d’opposition pour faire adopter le budget 2023 et le programme d’investissements sur 10 ans. 

Il vient de découvrir qu’il n’y aura pas deux votes, mais bien trois votes, sous peu, au terme de l’étude des documents budgétaires, ce que le cabinet du maire nous a confirmé mardi après-midi. 

Outre le budget lui-même, l’administration Marchand a choisi de scinder en deux le programme décennal d'immobilisations (PDI) pour retirer la composante du tramway du cahier principal, un geste inédit.  

Un vote sur le transport en commun

Les élus seront donc appelés à voter deux fois sur le PDI: 

1) La première portion, très volumineuse, compte 233 pages et concerne toutes les unités de la Ville. 

2) La deuxième tient sur 30 pages et porte exclusivement sur le tramway et le RTC. 

Furieux, le chef de l’opposition officielle parle d’une «approche brutale», d’un «manque de transparence» et de «traficotage» d’un maire minoritaire qui s’assure ainsi d’obtenir suffisamment d’appuis pour chacun des trois votes.  

Les indépendants Jean-François Gosselin et Bianca Dussault sont susceptibles de soutenir la partie 1 du PDI, mais de voter contre la portion du tramway, alors que les sept élus de Québec d’abord (la formation de Claude Villeneuve) risquent de faire l’inverse. 

Éthiquement discutable?

«Je ne sais pas si je me trouve devant un cas affligeant d’amateurisme ou un cas particulièrement poussé de machiavélisme. Je suis porté à vous dire que c’est peut-être un mélange des deux. On ne pense pas que cette approche-là soit illégale. Je me questionne néanmoins sur l’éthique et l’honnêteté de ça», s’est insurgé M. Villeneuve, en point de presse.  

«Est-ce qu’on va en arriver à un moment où on va voter toutes les parties du plan à la pièce?», se demande-t-il, critiquant vertement la stratégie politique de son adversaire.  

Au cabinet du maire, on reconnaît qu’il s’agit d’une nouvelle façon de faire, mais on affirme du même souffle qu’il s’agissait d’une demande d’autres partis dans le passé, notamment Québec 21.  

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