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Hydro-Québec: la fiabilité du service «présente une baisse marquée», dit la VG

Les services d’Hydro-Québec sont de moins en moins fiable, et la société d’État n’est pas prête à faire face au vieillissement de ses actifs, constate la vérificatrice générale. 

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Des pannes dues aux équipements défaillants ont affecté près de 2 millions de clients d’Hydro-Québec en 2021, a souligné la vérificatrice générale Guylaine Leclerc dans le tome de décembre de son rapport pour l’année 2022-2023, déposé à l’Assemblée nationale mercredi.

 «La fiabilité du service de distribution d’électricité d’Hydro-Québec présente une baisse marquée, et son plan de réduction des pannes n’a été que partiellement mis en œuvre», écrit l’auditrice.

 Lancé en 2020, ce plan s’ajoute aux travaux réguliers réalisés par la société d’État de façon préventive. Or, selon la vérificatrice générale, ce plan présente des «lacunes» importantes.

 Initialement, la mise en œuvre du plan de réduction des pannes avait été estimée à 800 millions $, mais a été réévaluée à 1,14 milliard $ en décembre 2021.

 «De plus, Hydro-Québec n’a pas réalisé une part importante des travaux prévus pour 2021. Il n’y a notamment qu’environ le quart des travaux prévus pour cette année qui a été réalisé», note Mme Leclerc.

 «Il y a des possibilités que la réalisation de ce plan prenne une dizaine d’années de retard supplémentaire», a ajouté la vérificatrice générale lors de la présentation de son rapport.

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 Vieillissement

 Guylaine Leclerc souligne également qu’Hydro-Québec sera confrontée au vieillissement de ses actifs, et que le nombre d’équipements à remplacer «continuera d’augmenter» au cours des prochaines années.

 «Or, la société d’État ne peut pas confirmer que ses pratiques actuelles suffiront pour relever ce défi, et elle n’a pas adapté sa stratégie au contexte du vieillissement de ses actifs», écrit la vérificatrice générale.

 «Une stratégie plus adaptée pourrait par exemple prescrire de remplacer certains actifs plus tôt que ce qui est actuellement prévu afin d’atténuer la surcharge de travail et l’augmentation des pannes dans les années à venir», poursuit-elle.

 Or, Mme Leclerc constate que la société d’État «n’est pas outillée adéquatement» pour faire face au vieillissement de ses actifs.

 Hydro réagit

 De son côté, Hydro-Québec assure être déjà à l’œuvre pour «améliorer la situation concernant l’ensemble des points soulevés» dans le rapport de la vérificatrice générale.

 La société d’État souligne que 40% à 70% des pannes sont causés par la végétation et qu’elle a accru ses investissements dans les dernières années aux activités de maîtrise de la végétation, des activités «malheureusement exclues de l’audit de la vérificatrice générale», déplore Hydro-Québec dans un communiqué de presse.

Par ailleurs, Hydro-Québec reconnaît que son réseau a «atteint la moitié de la fin de sa vie utile» et soutient avoir mis en place une «équipe transversale» qui lui permet d’avoir une vue d’ensemble des investissements qu’il doit consacrer à la «pérennisation de ses actifs» et au raffinement de ses travaux de prévention. 

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