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Les négociations sur un accord mondial sur les pandémies débuteront en février 2023

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Les négociations sur un projet d’accord mondial pour mieux combattre la prochaine pandémie débuteront fin février 2023, a annoncé mercredi l’OMS. 

Les 194 États membres de l’Organisation mondiale de la santé, réunis à Genève depuis trois jours, ont convenu « d’élaborer le premier projet d’un accord juridiquement contraignant conçu pour protéger le monde contre de futures pandémies », souligne un communiqué.

« Ce “projet préliminaire conceptuel” de l’accord sur la pandémie, ancré dans la Constitution de l’OMS, sera discuté par les États membres » le 27 février 2023, précise l’Organisation.

L’annonce intervient à quelques jours du troisième anniversaire de l’apparition du Covid-19 en Chine, avant qu’il ne se répande dans le monde entier provoquant la pire pandémie depuis un siècle.

Elle a fait des millions de morts, coûté des milliers de milliards de dollars et mis à nu les inégalités d’accès aux soins et aux médicaments. Et elle continue de sévir.

Le bureau de l’organe intergouvernemental de négociation, qui est composé d’un délégué de chacune des six régions de l’OMS, sera chargé d’élaborer le texte ou « brouillon zéro » qui servira de base aux négociations des États membres.

Le processus pour trouver un accord de lutte contre la pandémie a été lancé fin 2021 à l’unanimité des membres de l’OMS.

Le projet est d’adopter un texte contraignant juridiquement au printemps 2024.

« La décision de nous confier la tâche d’élaborer un avant-projet d’accord sur la pandémie représente une étape majeure sur la voie d’un monde plus sûr », a affirmé Roland Driece, l’un des membres du Bureau de l’organe international de négociation.

Sa collègue Precious Matsoso a indiqué pour sa part que « les représentants du gouvernement ont souligné que tout futur accord sur la pandémie devrait tenir compte de l’équité, renforcer la préparation, assurer la solidarité, promouvoir une approche pansociétale et pangouvernementale, et respecter la souveraineté des pays. »

« Il y a beaucoup de choses qui doivent changer avant que nous ne le validions. C’est la même chose pour beaucoup d’États membres — probablement la plupart », a déclaré aux journalistes la négociatrice en chef américaine, Pamela Hamamoto, en référence au « brouillon zéro ».

Peter Sands, qui dirige le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme juge pour sa part que « l’existence d’un beau traité (...) n’aura qu’un impact partiel sur l’efficacité de notre réponse ». 

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