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Une pétition lancée pour conserver le boisé Masse à Trois-Rivières

Une pétition avec plus de 800 signatures a été déposée au Conseil municipal de Trois-Rivières afin de protéger le boisé Masse dans le secteur Saint-Louis-de-France, menacé d’être transformé en quartier résidentiel.

«Tout le secteur masse a été très développé à travers les dernières années, la rue Philippe-Pagé, le chemin masse, des multi logements qui sont apparus. Il y a tout le quartier terrasse, des capitales qui est là. Donc je les comprends, de voir le développement domiciliaire, donc de voir que ce qui reste et porté à disparaitre aussi. Je comprends qu'il y ait une mobilisation citoyenne», a expliqué la conseillère municipale de Saint-Louis-de-France, Geneviève Auclair.

Lors de la séance du conseil de mardi, trois citoyens ont déposé une pétition de plus de 800 signatures. Des gens qui s'opposent au projet pour toutes sortes de raisons: «Besoin de réduire les ilots de chaleur, assurer une préservation d’un boisé naturel, l’inquiétude face à l’augmentation de la circulation tant pour la tranquillité que pour la qualité de l’air, l’inquiétude de la gestion des eaux potables usées, ainsi que la crue des eaux pluviale», a expliqué Nadia Grondines, instigatrice de la pétition, lors du conseil.

Les contestataires demandent à la Ville d'acheter trois lots du boisé pour le conserver comme espace public. Au fils des années les résidents du secteur masse se sont approprié le boisé. Ils y pratiquent plusieurs loisirs comme la marche, la course et la raquette.

Depuis l'an passé, les propriétaires ont toutes les autorisations pour aller de l'avant avec leur projet résidentiel. Ils ont d'abord dû mener une consultation publique qui s'est faite en pleine pandémie et à laquelle peu de citoyens avaient assisté. Les prochaines étapes devraient permettre d'échanger avec les promoteurs.

Avoir un espace vert à proximité de chez soi a plusieurs bienfaits sur la santé psychologique. «Plusieurs médecins se mobilisent pour dire à quel point c'est important. Il y a même des prescriptions natures qui existent à l’heure actuelle. Ça baisse le stress», a expliqué Sylvie Miaux, professeur à l’Université du Québec à Trois-Rivières, au Département études en loisir, culture et tourisme.

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