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Des conditions difficiles dans les centres jeunesse, dénoncent des intervenants

Une action d’éclat s’est déroulée jeudi devant le Centre de réadaptation pour les jeunes en difficulté d’adaptation Dominique-Savio, à Montréal, afin de dénoncer l’alourdissement de la charge de travail des intervenant(e)s œuvrant pour la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et des centres jeunesse. 

Pour transmettre leur message de façon originale, les manifestants présents ont ainsi amené un toutou géant sur une civière, le tout symbolisant les répercussions du manque de personnel. Ils l’ont ensuite fait entrer dans le bâtiment.

Face aux listes d’attente qui s’allongent, des membres de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) déplorent le manque d’avancement près d’un an et demi après le dépôt du rapport de la Commission Laurent.

«Nos membres sont à bout de souffle. Cette charge de travail démesurée mine leur capacité à offrir des services essentiels. Personne n'a la qualité de vie des jeunes à cœur plus que les intervenants en centres jeunesse. Des standards de pratique qui apporteront de véritables améliorations sur le terrain doivent être établis rapidement», a lancé le président de l'APTS, Robert Comeau, dans un communiqué.

La métropole québécoise est la plus durement touchée par la pénurie de personnel et l’explosion des cas de dénonciation depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Près de 78 % membres du personnel sont notamment incapables de prendre des pauses et 61% doivent travailler sur leur temps personnel pour répondre à la demande, selon un sondage mené auprès du personnel en centre jeunesse au CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal.

«Ce dont [les intervenants] ont besoin, c'est d'une charge de travail délimitée par leur autonomie professionnelle ainsi que d'indicateurs qualitatifs prenant en considération les besoins du ou de la jeune et du chemin qu'on va devoir prendre pour l'aider», a souligné Steve Garceau, représentant national de l'APTS dans Lanaudière.

C’est trop long

En moyenne, le temps d’attente pour qu’un dossier soit évalué à Montréal est de 78 jours, soit le double de la moyenne provinciale, d’après des données du ministère de la Santé et des Services sociaux.

«Peu importe les standards de pratique qui seront établis, si des gestes concrets ne sont pas bientôt posés en ce qui a trait à la rétention et à l'attraction de la main-d'œuvre en jeunesse, le problème va s'aggraver avec le temps. Au-delà de la volonté gouvernementale annoncée, il faut que des mesures applicables soient rapidement déployées sur le terrain», a ajouté M. Comeau.

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