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Des contraventions sur le terrain de stationnement de deux hôpitaux

Un Chicoutimien a écopé d’une contravention de 44 $ pour stationnement interdit en raison de la rareté des places aux stationnements des hôpitaux de Jonquière et de Chicoutimi.

Une semaine après avoir reçu sa contravention, Dave Maltais n'en revient pas encore.

«On aimerait un peu plus de compassion de la ville de Saguenay!» a-t-il lancé.

Le jeune père de famille visitait ses jumelles récemment nées le 1er décembre dernier. Sa passe de stationnement journalière lui a coûté 35$, mais les places sont rares.

Il se range finalement à un endroit où il n'y a aucun panneau d'interdiction, même si l'espace permettant la circulation près de ce stationnement est limité. Quand il revient, il découvre le billet d'infraction et aperçoit la patrouille de la police de Saguenay plus loin sur le stationnement.

«La policière m'a dit qu'elle avait donné 22 contraventions depuis le matin...et que je n'avais qu'à me garer ailleurs!»

Le conseiller de Saguenay, Serge Gaudreault, est surpris de toutes ces infractions.

«Ce n'est pas correct», a-t-il affirmé. «Il a payé pour une passe et ne peut pas être servi...Je pense que le CIUSSS ou la ville devrait faire quelque chose.»

D'autres citoyens ont vécu la même expérience désolante près du Centre de Réadaptation en déficience physique de l'hôpital de Jonquière.

Il y a un mois, avant la tombée de la neige, des usagers, dont plusieurs qui accompagnaient leurs enfants, ont trouvé une place au bout d'une allée réservée normalement au passage des camions de déneigement. La police n'a rien laissé passer.

«Il n'y avait pas d'autre place...On était une quinzaine de voitures, et on a tous reçu une contravention», a déploré Stéphanie Boudreault. «Pourtant, on ne dérangeait personne.»

«Ça m'indigne, parce que c'est comme une "trap à ticket", alors que ceux qui fréquentent ce centre sont soient malades, ou accompagnent des gens vulnérables.»

Dave Maltais s'est exprimé sur les réseaux sociaux avec d'autres contrevenants.

«Je vais certainement contester, parce que j'ai des photos qui prouvent que le panneau d'interdiction a été placé après ma contravention.»

L'administration régionale de la santé a refusé de commenter. Dans un courriel transmis en fin d'après-midi, la police de Saguenay a indiqué appliquer la règlementation de façon uniforme et équitable.

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