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Le Dr Julien a changé ma vie... et celle de milliers d’enfants

Je m’appelle Caroline, j’ai 31 ans et j’ai été suivie en pédiatrie sociale depuis mes 2 mois jusqu’à mes 18 ans. Aujourd’hui, je vis dans Hochelaga-Maisonneuve, le quartier où j’ai grandi, avec mon fils de cinq ans.

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J’ai décidé de vous écrire pour partager mon expérience avec la pédiatrie sociale, car ce modèle de santé a changé ma vie et celle de milliers d’autres enfants qui vivent dans des communautés plus appauvries.

Un quartier riche et authentique

Pour moi, Hochelaga n’est pas un quartier de «BS», comme on l’entend parfois. Au contraire, c’est un quartier riche et authentique; avec son lot d’inégalités et d’adversité, certes, mais surtout avec beaucoup d’amour... À Hochelaga, il y a un vrai esprit d’entraide, et on le doit en grande partie au Dr Julien. Avec sa gentillesse et sa générosité, il a transformé le quartier. Tout le monde le connaît, il est un peu comme le cœur d’Hochelaga.

Petite, j’adorais aller chez le Dr Julien, et aujourd’hui encore, c’est toujours un plaisir de le revoir. Pour les résidents d’Hochelaga, aller «chez Dr Julien» signifie se rendre au Centre de pédiatrie sociale en communauté (CPSC), que ce soit pour y recevoir des soins de la part du pédiatre, de l’aide aux devoirs, ou encore pour participer à des ateliers sur les droits de l’enfant.

D’ailleurs, c’est l’une des premières personnes à qui j’ai annoncé la naissance de mon fils. J’étais vraiment bouleversée, et une fois de plus, il a réussi à m’apaiser en me proposant d’assurer les suivis pédiatriques de mon enfant.

  • Écoutez leur entrevue à l’émission de Richard Martineau via QUB radio :

La pédiatrie sociale en communauté

Enfant, j’avais des troubles de langage, d’attachement et de comportement. Mais quand j’allais à La Ruelle (anciennement connue sous le nom d’Assistance aux enfants en difficulté (AED), le premier CPSC à voir le jour au cœur d’Hochelaga-Maisonneuve), je n’avais pas le sentiment d’être «une enfant à problèmes». Je me sentais bien parce qu’on m’aimait comme j’étais.

Je garde de très bons souvenirs des moments passés «chez Dr Julien», comme la ligue d’impro dont j’étais capitaine, les activités en plein air, et toutes les personnes extraordinaires que j’y ai rencontrées. Pendant les cliniques, on riait tellement... tellement et tout le temps!

Petit à petit, mes différents problèmes de comportement se sont estompés.

Aujourd’hui, je suis fière de tout le chemin que j’ai parcouru. Je continue d’aller voir Dr Julien et ma travailleuse sociale, que je considère comme des amis. Ils m’aident beaucoup avec l’éducation de mon fils, entre autres.

Si la pédiatrie sociale en communauté n’avait pas existé, je ne serais pas la même personne. Dr Julien et toute son équipe m’ont tellement apporté; ils ont changé ma vie, et celle de milliers d’enfants à Hochelaga.

On entend parfois des gens se plaindre qu’Hochelaga est rempli de «BS», que c’est trop pauvre pour bien y vivre. C’est faux. Ce n’est pas parce qu’on grandit dans un milieu «différent» qu’on ne deviendra pas avocat ou médecin. «Ce sont nos valeurs qui nous guident et nous permettent d’atteindre nos rêves»: c’est ce que j’ai appris en fréquentant le Centre de pédiatrie sociale de mon quartier.

Par ailleurs, la 20e Guignolée Dr Julien aura lieu samedi prochain au profit des enfants aux prises avec des conditions de vie difficiles.

Caroline Grenier-Collard, Hochelaga-Maisonneuve, Montréal

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