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Washington s’évertuera à ne pas pénaliser ses partenaires européens dans son plan climat

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a de nouveau affirmé jeudi que l’administration Biden ne veut pas, avec son plan climat, pénaliser ses partenaires commerciaux, notamment européens, malgré les difficultés concrètes dans l’écriture de ces règles. 

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« L’objectif du Congrès était de s’assurer que nous ayons des chaînes d’approvisionnement sûres et d’essayer d’y inclure nos alliés. On va donc regarder ce qui peut être fait », a assuré à des journalistes la ministre de l’Économie et des Finances de Joe Biden, lors d’un déplacement à Fort Worth (Texas).

Elle a évoqué les subventions américaines accordées uniquement aux véhicules électriques construits aux États-Unis, et qui « suscitent également des inquiétudes ».

« Nous avons la responsabilité, au Trésor, d’écrire les règles concernant les diverses incitations fiscales. Et nous écoutons un large éventail de parties prenantes pour nous assurer que nous faisons bien les choses », a précisé Mme Yellen.

Elle a ainsi souligné que l’une des problématiques est de « définir les partenaires de libre-échange », citant l’exemple « des alliances avec l’Europe au Japon, avec qui nous n’avons pas d’accord formel de libre-échange ».

L’Union européenne s’inquiète depuis plusieurs mois des effets de l’IRA, plan de 420 milliards de dollars du président américain Joe Biden largement consacré au climat et adopté l’été dernier, et qui était au cœur de la visite d’État à Washington du président français Emmanuel Macron la semaine dernière.

Le sujet a également été discuté par les États-Unis et l’Union européenne lundi, près de Washington, dans le cadre de la réunion du Conseil pour le commerce et les technologies (TTC).

Mme Yellen a par ailleurs martelé que l’économie américaine peut échapper à la récession en 2023, malgré une inflation toujours très élevée (7,7 % sur un an en octobre).

« Je pense que nous sommes sur la bonne voie pour faire ralentir l’inflation et que la récession peut être évitée », a ainsi déclaré la ministre.

La persistance de cette forte inflation pousse la banque centrale (Fed) à resserrer plus fortement les conditions monétaires avant de faire ralentir l’activité économique, et donc l’inflation, mais au risque de provoquer une récession.

La Fed doit se réunir mardi et mercredi, et devrait relever son taux directeur d’un demi-point de pourcentage. Il s’agit d’une hausse toujours forte, mais qui marque un ralentissement par rapport à celles adoptées lors des quatre dernières réunions, reflétant les premiers signes de ralentissement de l’inflation.

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