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Fini le serment au roi

Il n’est plus nécessaire de prêter allégeance au roi d’Angleterre pour siéger à l’Assemblée nationale: les députés ont adopté vendredi après-midi une loi pour rendre ce serment facultatif.  

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Le projet de loi qu’avait déposé le gouvernement mardi a été adopté avec l’assentiment de tous les partis. 

Cette loi soustrait le Québec à l’application de l’article 128 de la Loi constitutionnelle de 1867, qui oblige les députés à prêter allégeance au monarque britannique pour pouvoir siéger à l’Assemblée nationale. 

Désormais, seul le serment au peuple québécois suffira pour pouvoir exercer pleinement les fonctions de députés.  

Les trois élus du Parti québécois auront donc accès au salon bleu dès l’ouverture de la prochaine session parlementaire au mois de février.  

Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, s’est plaint sur les réseaux sociaux que les autres partis se soient «entendus» pour garder les députés du PQ à l’extérieur du salon bleu pour la dernière journée de la session. «C’est le prix qu’on nous fait payer pour s’être tenu debout», a-t-il écrit, jeudi.  

Vendredi matin, Paul St-Pierre Plamondon a dit que cette déclaration a été faite sous le coup de l’émotion. «L’important, c’est que cette question-là soit réglée», a ajouté le chef péquiste avec le sourire.  

Les libéraux et les solidaires ont nié l’existence d’un tel accord entre les partis pour empêcher les péquistes de venir siéger avant la fin de la session. Ils rappellent que c’est le gouvernement qui a le contrôle de l’agenda. 

«Je vais être très clair, c'est complètement faux, a lancé le leader parlementaire des libéraux, Monsef Derraji. Surtout venant d'un député d'expérience, il le sait très bien, comment ça marche, il sait très bien que l'agenda de l'étude des projets de loi, c'est entre les mains du leader du gouvernement.» 

«Je pense que monsieur Plamondon et ses deux collègues voient des complots, des manigances, et des ennemis partout. Dans les faits, c'est assez exceptionnel qu'un projet de loi soit adopté aussi rapidement que ça, et c'est une bonne chose, et on est contents qu'on ait réussi à procéder rapidement», a déclaré le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.  

«Les députés du Parti québécois auraient pu participer à cet exercice démocratique-là, c’est leur choix de s’exclure de leur travail de parlementaire pour adopter une loi», a pour sa part commenté le leader du gouvernement, Simon Jolin-Barrette. 

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