/news/politics

Le recours à l’aide médicale à mourir augmente de 50% en un an

Le recours à l’aide médicale à mourir a augmenté de 50 % en un an au Québec.

Pas moins de 3663 personnes ont reçu l’aide médicale à mourir entre le 1er avril 2021 et le 31 mars 2022, soit 1236 de plus que l’an dernier.

Une tendance à la hausse qui ne fléchit pas depuis l’adoption de la loi sur les soins de fin de vie, en 2014.

« 10 786 personnes ont reçu l’aide médicale à mourir au Québec. C’est plus par million de population que l’Ontario, le Canada et la Belgique. La Commission s’interroge sur les raisons sous-jacentes à cette tendance », peut-on lire dans le rapport de la Commission sur les soins de fin de vie déposé vendredi à l’Assemblée nationale.

Selon l’organisme, l’élargissement des conditions d’admissibilité, qu’on pense au retrait du critère de fin de vie ou de mort naturelle raisonnablement prévisible, semble avoir contribué pour moins de 10 % à cette augmentation.

Au Québec, le recours grandissant à l’aide médicale à mourir s’expliquerait davantage par la culture, les valeurs et par le choix d’en avoir fait un « soin médical » et non de « l’euthanasie », comme c’est le cas en Belgique ou aux Pays-Bas. « Des études sont nécessaires afin d’être en mesure de mieux expliquer le phénomène ».

Gens atteints de cancer

Dans la dernière année, la majorité des personnes ayant eu recours à l’aide médicale à mourir étaient âgées de 60 ans et plus et atteintes d’un cancer. Une importante proportion des gens avait un pronostic de survie d’un an ou moins.

Un peu plus de la moitié des Québécois admissibles ont reçu ce soin de fin de vie dans un centre hospitalier, alors que le tiers des requérants ont rendu leur dernier souffle à la maison. 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.