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La PM de l’Alberta en mauvaise posture à cinq mois des élections

The Best Wildrose Danielle Smith Photos (Wildrose Party of Alberta and  Alberta Alliance Party merged on January 19, 2008)

Photo d'archives, Agence QMI

À cinq mois d’une élection générale, la nouvelle première ministre conservatrice de l’Alberta, Danielle Smith, pourrait bien perdre son poste au profit de son opposante du NPD, dont le parti est bien en avance, selon un nouveau sondage mené début décembre.

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La firme Abacus Data a trouvé un écart de six points entre les deux : si le sondage était mené entre le 6 et le 10 décembre, le NPD aurait obtenu 38 % des appuis des électeurs contre 32 % pour le Parti conservateur uni.

Autre signe que les Albertains ont soif de changement, 25 % d’entre eux estiment que la province se «dirige dans la mauvaise direction», 21 % pensent exactement le contraire et 21 % se disent indécis.

Après l’arrivée de Danielle Smith en qualité de première ministre au mois d’octobre, la province a adopté une politique phare, la Loi sur la souveraineté, à travers laquelle l’Alberta veut notamment imposer un veto sur l’application des lois fédérales sur son territoire.

Très controversée, et même critiquée par l’ancien premier ministre Jason Kenney, la loi est loin de faire l’unanimité dans la province. Rachel Notley, cheffe du NPD albertain qui a dirigé la province entre 2015 et 2019, a promis de s’y attaquer si elle reprenait le pouvoir.

Mme Notley détient aussi un avantage personnel sur son adversaire, avec 4 % de plus d’Albertains la préférant comme potentielle première ministre.

L’image de Danielle Smith a été affectée après une série de bourdes, comme la fois où elle a qualifié les non-vaccinés comme le groupe de personnes «le plus discriminé» au pays, ou alors lorsqu’elle s’est excusée après avoir comparé le traitement de l’Alberta par Ottawa au traitement réservé aux autochtones.

Un sondage Léger effectué à la mi-novembre, au compte de l’Association d’études canadiennes, a trouvé que seuls 28 % des Albertains trouvent qu’il y a plus d’avantages que de désavantages au fédéralisme dans sa forme actuelle. Un minuscule 15 % est d’avis que les relations entre les provinces et le fédéral sont bonnes.

Les élections en Alberta se tiendront le 29 mai prochain.

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