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«Je ne m’attends pas à une chute drastique des prix», prédit une courtière immobilière

Le marché immobilier en 2022 a été marqué par une chute considérable des transactions immobilières, combiné avec la hausse substantielle des taux d’intérêt. À quoi s'attendre pour 2023?

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Quel bilan peut-on faire de cette année plutôt mouvementée? En entrevue à LCN, Mélanie Bergeron, courtière immobilière, explique comment la dernière année a été différente de 2020 et 2021.

«La montagne russe a redescendu en 2022 [...] On a vu un marché de transition pour les vendeurs qui étaient habitués à vendre leur maison en trois ou quatre jours [...]. Moi, je trouve qu’il y a eu une cassure à partir du retour de la semaine de relâche, au moment où l’annonce du déconfinement a été effectuée [...]. L’intérêt pour l’immobilier a changé, tout ça combiné avec la hausse des taux d’intérêt, on a la recette gagnante pour créer le marché qu’on connait en ce moment», a-t-elle résumé.

Joël Lemay / Agence QMI

Il est encore trop tôt pour parler d’un retour au marché immobilier prépandémique, estime Mme Bergeron.

«[Les prix sont] plus élevés qu’il y a deux ou trois ans, ça c’est sûr [...]. Mais il y a quand même eu une hausse, il ne faut pas l’oublier, d’à peu près 50% selon les secteurs en deux ans, c’est quand même énorme [...]. Avant, n’importe quoi se vendait, pas d’inspection, les yeux fermés, mais les gens ont vraiment réalisé qu’une maison, ce n’est pas une paire de souliers. On doit faire attention pour ne pas subir les conséquences désastreuses par la suite [...]», souligne-t-elle.

Elle affirme également que les vendeurs sont «anxieux» ces temps-ci, puisque leur logement peut demeurer en vente pendant plusieurs semaines, ce qui n’était pas le cas au début de la pandémie.

Pour les acheteurs qui croient avoir payé trop cher leur résidence durant la pandémie, Mélanie Bergeron vous conseille de ne pas vous bousculer pour la vendre.

«Sur le coup, oui, les gens ont payé trop cher. Il y a des gens qui sont conscients qu’ils ont probablement payé trop cher, mais il ne faut pas qu’ils revendent cette année! Le truc, c’est de garder leur propriété. [...] Pour ceux qui renouvellent leur hypothèque en 2023, il y a beaucoup d’inquiétudes», dit-elle.

Photo d'archives, AGENCE QMI

À quoi s’attendre pour 2023?

Habituellement, le début de l’année est une période charnière pour le marché immobilier. L’affluence sera-t-elle au rendez-vous?

«J’ai hâte de voir comment l’hiver va se dérouler [...]. À la fin du printemps, on va pouvoir mesurer le réel impact de la hausse des taux d’intérêt [...]. Je m’attends à ne pas voir autant de surenchère, on s’attend à voir des gens qui vont vendre en prévision de leur renouvellement hypothécaire, je ne m’attends pas à une chute drastique des prix, je m’attends que les taux hypothécaires restent stables [...]», a-t-elle expliqué.

Mme Bergeron rappelle aux acheteurs d’être aguerris en vue de leur prochain investissement immobilier.

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

***Voyez l’intégralité de l’entrevue avec Mélanie Bergeron ci-dessus***

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