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Légère hausse des ventes de maisons et baisse des inscriptions au Canada

Maison à vendre. Illustration vectorielle immobilier.

Illustration Adobe Stock

Les ventes résidentielles ont augmenté de 1,3 % au mois de décembre par rapport au mois de novembre, mais le nombre de nouvelles inscriptions a chuté, selon les statistiques publiées lundi par l’Association canadienne de l’immobilier (ACI).

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En décembre 2022, les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont diminué de 39,1 % comparativement au même mois l’an dernier.

«En 2022, nous avons assisté à l'un des plus grands changements annuels jamais enregistrés sur les marchés de l'habitation canadiens, passant des sommets records de l'hiver dernier à un niveau tout juste inférieur à la moyenne décennale à la fin de l'année», a déclaré Jill Oudil, présidente de l'ACI, estimant que les acheteurs pourraient de nouveau se mobiliser au printemps.

Au mois de décembre, le nombre de nouvelles inscriptions a chuté de 6,4 % d'un mois à l'autre. Les baisses les plus importantes ont été enregistrées en Colombie-Britannique et au Québec. «Il s'agit de l'un des plus importants creux jamais enregistrés en décembre pour cette mesure», a noté l’ACI.

Le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des propriétés vendues au pays en décembre 2022 s'est établi à 626 318 $, soit une baisse de 12 % comparativement au même mois l'an dernier.

En excluant du calcul le Grand Vancouver et la région du Grand Toronto, deux des marchés les plus actifs et les plus chers au Canada, le prix moyen national baisse d'environ 118 000 $.

«Le marché de l'habitation de 2022 peut se résumer comme suit: inflation élevée et hausse des taux d'intérêt. Quant au marché de 2023, il faudra voir dans quelle mesure et à quel moment ces deux facteurs reculeront», a pour sa part indiqué Shaun Cathcart, économiste principal de l'ACI.

«La demande de logements continue de croître et l'offre demeure le plus grand problème dans tout l'éventail du logement. La rapidité avec laquelle la Banque du Canada parviendra à maîtriser l'inflation et à réduire les coûts d'emprunt déterminera si cette situation se répercutera sur le marché locatif en 2023 ou si elle touchera de nouveau le marché de la revente.»

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