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Marché immobilier : baisse des ventes, mais hausse des prix en Estrie

Le marché immobilier de l’Estrie a connu un ralentissement considérable des ventes en 2022, ce qui n’a pas empêché les prix des maisons de continuer à grimper.

La hausse fulgurante des taux d'intérêt en 2022 fait en sorte qu'une maison moyenne à Sherbrooke coûte maintenant 700 $ de plus par mois qu'à pareille date l'an dernier.

Or, la surchauffe immobilière des années de pandémie a fait place à une diminution des ventes. Malgré ce fléchissement, les acheteurs paient toujours plus cher pour devenir propriétaires.

En 2021 dans la région, il s'était vendu 11 841 maisons, comparativement à 9003 l'an dernier, une baisse de 24 %.

Dans la région métropolitaine de Sherbrooke qui englobe Magog, Windsor et North Hatley, si les ventes d'unifamiliales ont chuté de 17 % en 2022, à un prix médian de 351 000 $, les maisons se sont vendues 15% plus cher qu'en 2021.

Les hausses successives des taux d'intérêt ont amputé considérablement le pouvoir d'achat des acheteurs.

Le courtier hypothécaire Jean-François Langlois Hardy s'est livré à un exercice de calcul. Pour une maison de 350 000 $ il y a un an, au taux variable de 1,35 %, un couple devait verser des mensualités de 1 374 $.

Un an plus tard, pour la même maison à un taux variable de 5,55 %, les mensualités sont de 2 146 $, soit 772 $ de plus par mois.

Les acheteurs de première maison doivent donc diminuer leurs attentes en attendant que les prix se stabilisent et que les taux d'intérêt repartent à la baisse.

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