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Ajustement des loyers: voici combien votre propriétaire pourra vous réclamer de plus cette année

Les locataires du Québec peuvent s’attendre à une hausse de loyer d’au moins 2,3 % cette année, un taux qui a augmenté de moitié depuis l’an dernier en raison de l’inflation.

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Ainsi, le Tribunal administratif du logement (TAL) propose, dans son calcul d’ajustement des loyers annuels, une hausse de loyer de 2,3 % pour un logement non chauffé, un taux qui grimpe à 2,9 % en tenant compte d’une hausse des taxes municipales de 5 %.

Les propriétaires de logements chauffés, eux, peuvent refiler à leurs locataires des hausses de 2,8 % pour un système de chauffage électrique, 4,5 % pour un chauffage au gaz ou 7,3 % pour le mazout.

  • Écoutez l'entrevue avec le Cédric Dussault à l’émission de Philippe-Vincent Foisy diffusée chaque jour en direct via QUB radio : 

Ces taux servent de référence pour fixe l’augmentation de loyer annuelle, mais peuvent être plus élevés en fonction des taxes municipales ou des travaux prévus dans un appartement, par exemple.

Inflation oblige, le taux de 2,3 % proposé par le TAL cette année est 56 % plus élevé que l’an dernier, lorsque le tribunal avait proposé une augmentation de 1,3 % pour les loyers non chauffés. Les taux oscillaient entre 1,3 % et 3,7 % pour les différents types de chauffage.

«Chaque année, la majorité des propriétaires envoient à leurs locataires des hausses abusives qui dépassent largement les taux d'augmentation publiés par le TAL», a réagi le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).

L’organisme appelle la ministre responsable de l'Habitation, France-Élaine Duranceau, à obliger les propriétaires à recourir aux taux fixés par le TAL pour déterminer les hausses de loyer.

«Obliger les propriétaires à respecter les taux émis par le TAL permettrait de freiner l'explosion incontrôlée des loyers. Les locataires acceptent souvent une hausse abusive par méconnaissance du droit, ou simplement pour acheter la paix», a commenté le porte-parole du RCLALQ, Cédric Dussault.

Rappelons qu’au Québec, un locataire a le droit de refuser l’augmentation de loyer imposé par son propriétaire. Faute de parvenir à une entente, les deux partis peuvent s’adresser au TAL, qui fixera la hausse de loyer.

Concrètement, le TAL a dû trancher 1715 litiges entre des propriétaires et locataires en 2022, accordant une hausse moyenne de loyer de 3,1 %.

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