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Loi 101 au cégep: plus nécessaire que jamais!

Cegep Garneau, Visite du cegep pour la rentree, Quebec, 21 aout 2020. Photo PASCAL HUOT / JOURNAL DE QUEBEC / AGENCE QMI

Journal de Québec

De nouvelles données de l’Office québécois de la langue française sur les comportements linguistiques des 18 à 34 ans nous montrent encore une fois la nécessité d’appliquer la loi 101 au réseau collégial. 

Selon cette nouvelle étude, 82,3 % des allophones qui ont obtenu un diplôme d’un établissement d’études postsecondaires francophone utilisent le français le plus souvent dans les commerces de proximité. 

À l’inverse, cette proportion chute à 48,4 % pour ceux qui ont un diplôme d’un établissement d’études postsecondaire non francophone. 

De plus, « plus des trois quarts (78,7 %) des francophones qui avaient obtenu un diplôme d’études postsecondaires d’un établissement non francophone, peu importe où celui-ci se trouvait, ont dit utiliser le français le plus souvent dans les commerces de proximité, comparativement à 96,2 % de ceux qui étaient diplômés d’un établissement francophone ». 

Déclin du français

Encore une fois, cette étude confirme que les cégeps anglophones contribuent au déclin du français au Québec, comme celle de Statistique Canada qui affirmait que « la langue d’enseignement de l’établissement postsecondaire où a été obtenu le dernier diplôme s’avère être le principal facteur associé à l’utilisation prédominante de l’anglais en milieu de travail au Québec ». 

Progressivement, les institutions postsecondaires anglophones font en sorte de remplacer le français comme langue commune au Québec par celle de l’anglais.  

Il ne fait pas de doute que le milieu de l’éducation est un important lieu de transmission de la langue et de la culture. Par conséquent, il est impératif que ce milieu se fasse en français pour préserver cette langue.

Un geste nécessaire

Il est donc nécessaire que le premier ministre du Québec, François Legault, défende la langue française, et ce, en faisant ce que le bon sens nous dicte de faire dans ce genre de situation, soit d’appliquer la Charte de la langue française au réseau collégial avant qu’il ne soit trop tard. 

Jessy Gareau

Photo Chantal Poirier

Jessy Gareau, étudiant en enseignement secondaire à l’UQAT, enseignant suppléant, Mont-Laurier

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