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Votre région est-elle celle où les citoyens dépensent le plus en loterie?

Les Québécois demeurent friands de loterie et dans certaines régions les citoyens dépensent beaucoup pour l'achat de billets.

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Les ventes de loterie ont augmenté pour l’année financière 2021-2022 dans l’ensemble de la province. Les revenus de Loto-Québec pour les ventes de loteries ont atteint plus de 982, 7 millions $. Il s'agit d'une hausse de 32 % par rapport à l’année précédente qui est attribuable à la performance du Lotto Max et à l'arrêt de la vente de loterie chez les détaillants au début de la pandémie, selon la société d'État. Ces revenus excluent les ventes de jeux en ligne. 

Selon une compilation effectuée par TVA Nouvelles avec les données de la population totale de chaque région, c'est sur la Côte-Nord et au Saguenay-Lac-Saint-Jean que les citoyens ont le plus dépensé pour des billets au cours de la dernière année. 

Ils ont consacré en moyenne 162,53 $ à la loterie, suivi de près par les résidents du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie avec un montant de 158, 26 $. La Mauricie arrive au 3e rang. 

À l'inverse, c'est en Estrie, à Montréal et dans la Capitale-Nationale où les citoyens ont le moins dépensé pour de la loterie. 

Loto-Québec affirme qu'il n'y a pas de ciblage particulier de produits par région. 

Appel à la prudence 

Les organismes d'aide et de prévention du jeu pathologique rappellent que les jeux de hasard peuvent créer une dépendance. 

«La loterie est au 3e rang au niveau des demandes d'aide, les raisons pour lesquelles les gens nous appellent», a expliqué la directrice des services spécialisés en dépendance de l’organisme «Jeu: aide et référence», Nancy Rocha. 

L'achat de billets de loterie est très intégré culturellement au Québec. 

«On peut avoir une dépendance, surtout j'aimerais mettre l'emphase sur vivre des difficultés, dépenser trop d'argent avec des billets et des ‘’gratteux’’, puis c'est important de dire que si on sent ça, qu'on ressent un problème, qu'on trouve qu'on a trop dépasser nos limites au niveau de notre budget et que c'est intégré comme une habitude, chaque fois que je vais au dépanneur, j'ai le besoin aussi d'acheter de la loterie, c'est important de consulter», a ajouté Mme Rocha. 

Au cours des dernières années, le directeur général de la Montée, un centre de traitement des dépendances situé à Rivière-Ouelle au Bas-Saint-Laurent a vu quelques cas de dépendance à la loterie. 

«C'est sûr que ce n'est pas aussi addictif que les appareils de loterie vidéo que l'on voit dans les bars ou les casinos en ligne. C'est ce que l'on rencontre le plus dans nos séjours en thérapie, mais oui à travers les années, moi ça fait plusieurs années que je travaille ici, j'ai rencontré des gens qui venaient nous consulter, car ils avaient des problèmes de dépendances associés à des achats de gratteux ou des billets de loterie», a affirmé Stéphane Picard. 

Le jeu en ligne prend de plus en plus de place. 

«On voit beaucoup les gens migrer vers les casinos en ligne, et ça des effets pervers, parce que le jeu devient disponible 24/7 en tout temps», a ajouté M. Picard. 

Des ressources d'aide existent pour les gens qui croient que les jeux de hasard sont devenus problématiques pour eux. L'organisme «Jeu: aide et référence» offre des services à distance partout en province 24 heures sur 24.

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