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Hausse des demandes d'aide médicale à mourir en Mauricie et au Centre-du-Québec

En Mauricie et au Centre-du-Québec, les demandes d'aide médicale à mourir ont augmenté, passant de 18 demandes formulées en 2017-2018 à 185 pour 2021-2022. Une hausse attribuable, entre autres, à l'accès élargi de la loi et à la tombée de certains tabous.

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Les demandes d'aide médicale à mourir ont bondi au cours des cinq dernières années, des personnes malades souhaitent davantage contrôler le moment de leur mort.

«Les gens ne veulent plus vivre le plus longtemps possible à tout prix. Il y a plusieurs valeurs qui expliquent ça. Les gens veulent éviter de souffrir, éviter la souffrance psychologique et physique et veulent contrôler leur maladie.Il y a un participant à l’étude qui nous a dit le cancer à contrôler toute sa vie, alors c'est lui qui voulait contrôler le moment de sa mort», a expliqué Maude Hébert, professeur au Département des sciences infirmières à l'UQTR.

Maude Hébert a entre autres observé comment les infirmières vivent avec ce nouveau rôle dans leur profession. Elles sont pour la plupart confrontées à un dilemme éthique.

«Il y en a qui ont dû consulter à la suite de cela, tellement que c'est venu les bouleverser, a-t-elle expliqué. Il y a une infirmière qui était enceinte au moment de l'aide médicale à mourir. Et le fait de porter la vie et de participer à la mort, c'est vraiment venu la confronter.»

En Mauricie et au Centre-du-Québec, l'an dernier, l'aide médicale à mourir a été administrée principalement à domicile (70) et en Centre hospitalier (67). Seulement 22 personnes ont choisi d'y avoir recours alors qu'elles étaient en maison de soins palliatifs et neuf en CHSLD. Depuis 2016, 31 6000 personnes au pays ont eu recours à l'aide médicale à mourir.

Hausse des admissions en maison de soins palliatifs

La maison de soins palliatifs Albatros observe aussi une hausse des admissions cette année de l'ordre de 15% et une durée moyenne de séjour plus courte. Par ailleurs, une méconnaissance demeure concernant ce type d'hébergement.

«Les gens pensent qu'ils doivent payer. Alors que c'est gratuit. Et certains pensent que c'est seulement pour la population de Trois-Rivières, c'est faux aussi. En ce moment, sur 10 lits, nous avons 4 lits occupés. Nous n’avons pas de liste d’attente présentement», a expliqué Isabelle Deschênes, directrice générale de la Maison Albatros.

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