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Patrick Chèvrefils, la «police» d’assurance des Panthers

Un gardien amateur, qui est aussi policier au SPVM, a vécu une soirée spéciale, jeudi soir au Centre Bell, alors qu’il a été appelé à jouer le rôle de réserviste du gardien des Panthers de la Floride Alex Lyon.

À chaque match au Centre Bell, il y a toujours une personne présente, dans le cas où l’un des gardiens des deux équipes se blesse. Jeudi soir, ce privilège avait été attribué à Patrick Chèvrefils.

Il était sur la galerie de presse lorsqu’il a été témoin de la blessure à Sergei Bobrovsky en première période du match contre le Canadien.

«Lorsque j’ai vu Bobrovsky se diriger vers le vestiaire de son équipe, j’ai été animé par une sorte d’angoisse ou de stress, a raconté Chèvrefils, dont la carrière s’est limitée à quelques camps d’entraînement de ligues de haut niveau. Je me suis alors dirigé vers un vestiaire pour mettre mon équipement.»

«À mon arrivée en bas, j’ai reçu un message texte pour me confirmer que les Panthers avaient besoin de moi. C’est un rêve d’enfance que tu peux cocher, mais que tu avais oublié.»

Les préposés des Panthers ont enlevé le nom de Casey Fitzgerald sur un chandail avant de le remettre au gardien québécois.

«Ça m’a traversé l’esprit que je pourrais peut-être sauter sur la glace. J’ai fait beaucoup d’étirements et je testais mes réflexes avec des balles de crosse pour me garder prêt, a expliqué Chèvrefils, qui en était à sa dixième présence au Centre Bell cette saison. Je pensais surtout à ne pas tomber si je devais embarquer sur la glace.»

«J’avais aussi une pensée spéciale pour mon père, qui est décédé il y a trois ans. Il a été mon plus grand partisan durant ma carrière. J’ai versé quelques larmes lorsque j’étais seul.»

Retour à la normale

Chèvrefils est un citoyen comme tout le monde. En plus de son métier de policier au SPVM, il garde les buts dans plusieurs ligues de garage.

C’est ce qu’il a fait vendredi matin à l’aréna Normandin de Brossard. «J’étais dans ma ligue avec d’autres policiers et pompiers. Je me suis fait taquiner pas mal, surtout que le Canadien a perdu le match.»

«Je ne pensais jamais avoir tous ces appels et cette attention-là. Je tente maintenant de retrouver une vie normale. Je ne suis pas un gars qui s’affiche beaucoup sur les réseaux sociaux.»

Pas payé

Pour ceux qui se le demandent, Chèvrefils n’est pas rémunéré pour ses présences au Centre Bell. Bien sûr, il ne paye pas son stationnement, ses breuvages et sa nourriture durant les matchs.

«Si j’avais sauté sur la glace, j’aurais été rémunéré, a indiqué Chèvrefils. Le contrat était prêt, si ça avait été le cas.»

Après la victoire des Panthers, il a pu festoyer avec Alex Lyon, qui a savouré sa première victoire dans la LNH.

Même s’il n’a pas sauté sur la glace pour affronter le Canadien, Patrick Chèvrefils a eu la chance de vivre une soirée dans la peau d’un gardien de la LNH. Un moment dont il se souviendra toute sa vie.

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