/regional/estduquebec/cotenord

Tempête à Noël : L’aluminerie Alouette de Sept-Îles a évité la catastrophe

L’aluminerie Alouette de Sept-Îles a évité le pire lors de la tempête du 24 décembre dernier lorsque son alimentation en électricité a été perturbé pendant de longues heures.

Habituellement très stable, la consommation d’énergie de l’aluminerie Alouette a connu des soubresauts inquiétants le 24 décembre dernier.

«Les perturbations ont commencé à arriver dans la nuit. On avait de la difficulté à maintenir la puissance de l’usine», a expliqué Sébastien Charest, un employé de l’aluminerie qui faisait partie de l’équipe qui a coordonné les mesures d’urgence.

Des installations électriques de l’usine étaient affectées par l’accumulation de glace et les forts vents qui soufflaient à plus de 100 km/h dans la région. Le réseau d’Hydro-Québec montrait aussi des signes de faiblesse.

«À 2 heure du matin, on a réduit l’ampérage pour essayer de stabiliser le réseau. À 5 heures du matin, on a arrêté une série pour enlever encore de la puissance sur le réseau», a précisé l’employé.

Le rôle de la cellule de crise était d’éviter le refroidissement des cuves qui peut conduire à l’arrêt complet de la production d’une aluminerie.

«Ce qui arrive, c’est que la cuve gèle et une fois gelée, tu ne peux plus la redémarrer. C’est une catastrophe pour une aluminerie», a rapporté M. Charest.

L’inquiétude augmentait sans cesse pendant les 4 heures de la panne qui affectait une série de cuves. Quelques manœuvres ont été effectuées pour conserver le plus possible leur chaleur.

«Pour diminuer le refroidissement des cuves qui étaient à l’arrêt, on a diminué la tire. La tire aspire l’air des cuves. Pour éviter d’évacuer de la chaleur, on a réduit la tire», a ajouté Philippe St-Arnaud, un autre employé de la cellule d’urgence.

«Le temps qu'on a eu pour pouvoir repartir la série 1 a été extrêmement long et a mis à risque la série 1 au complet. On a craint le pire un certain moment de ne pas pouvoir la repartir», a indiqué le président de l’aluminerie Alouette, Claude Gosselin qui était en contact constant avec les actionnaires de l’aluminerie pour les tenir au courant des développements.

Sur les 282 cuves que compte la série affectée par la panne, cinq ont été perdues. Pour les dirigeants de l’aluminerie, c’est une perte minime attribuable à la mobilisation des employés qui vivaient aussi des situations difficiles chez eux avec des pannes électriques et des bris à leur résidence, en pleine préparation du réveillon de Noël.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.