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«La Voix» donne une seconde chance

Plusieurs candidats des Auditions à l’aveugle de «La Voix», ce dimanche, avaient déjà une expérience de ce genre de concours télévisé. C’était notamment le cas de Jacques Larin, qui a participé à la première variété de «Star Académie», l’an dernier, mais aussi de Virginie Péloquin, qui était dans la toute première saison de «La Voix», en 2013.

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La jeune fille, qui sortait alors tout juste de l’adolescence, avait été recrutée dans l’équipe de Marc Dupré avant d’être éliminée durant la phase des duels.

«J’avais eu des opportunités après cette expérience, mais j’étais très jeune à cette époque. J’étais la petite fille timide. Je ne les ai pas saisis.»

Dix ans plus tard, Virginie Péloquin est revenue tenter sa chance avec la maturité d’une femme de 29 ans. 

«Je chante depuis toujours. Depuis quelques années, j’ai aussi commencé à composer mes propres chansons et à faire ma musique que je partage sur les réseaux sociaux. Mais c’est toujours difficile d’avoir de la visibilité. Retenter ma chance est une opportunité de faire voir mon talent et que les gens aillent écouter mes chansons.»

La Montréalaise se sent aujourd’hui beaucoup mieux armée pour démarrer une carrière dans le milieu de la musique. 

«C’est plus facile pour moi, car j’ai plus d’expérience. J’ai confiance en moi, je reconnais mon talent. J’ai profité de chaque moment de mon audition à l’aveugle parce que je suis consciente que c’est un privilège de revenir sur cette scène une seconde fois.»

Mario Pelchat est le seul à avoir appuyé sur son bouton lors de son interprétation de «I’ll Never Love Again», ce qui a ravi la jeune femme. 

«C’est parfait, j’espérais ne pas avoir à choisir. J’aime beaucoup Mario, il est très terre à terre. Je suis très contente qu’il m’ait choisie.»

Elle espère maintenant que le public la suivra et que ses chansons joueront peut-être à la radio. «J’aimerais pouvoir vivre de la musique, tout en transmettant des messages à travers ma voix.»

Un métier original

Si Virginie Péloquin a le visage de la chanteuse Rihanna tatoué sur la cuisse, comme on a pu l’apercevoir à l’écran durant sa prestation, c’est parce que les deux femmes partagent une même expérience douloureuse. 

«J’ai été victime de violence conjugale par le passé, et quand j’ai su qu’elle avait vécu la même situation avec son ex, Chris Brown, j’ai commencé à m’intéresser à son travail. Je suis devenue "fan" de sa musique, je l’aime beaucoup.»

En attendant de pouvoir vivre de sa passion, Virginie occupe étonnamment un emploi dans le milieu de la construction. «Je suis peintre en bâtiment. Je suis très active, débrouillarde et très manuelle. Il est arrivé plusieurs fois dans ma vie que je devais peindre mon appartement ou chez ma mère, et j’éprouvais du plaisir là-dedans. J’ai décidé de me lancer, je suis allé faire un cours et je travaille maintenant pour une grosse compagnie. J’adore mon métier. Je suis un petit garçon manqué dans le fond de mon cœur.»

Adam El Mouna, 19 ans, Sainte-Catherine

Chanter est un acte naturel pour Adam El Mouna. 

«J’ai remarqué que tous les moments durs de la vie, j’ai réussi à les traverser grâce à la musique et à l’improvisation musicale. Improviser est quelque chose d’authentique au moment où je le fais, ça me permet de sortir mes émotions que je n’ai pas nécessairement l’habitude de laisser transparaître. C’est très thérapeutique.» Le fait que les quatre fauteuils rouges se retournent pour son interprétation d'«Il est où le bonheur» l’a rassuré. 

«Ça m’a confirmé que j’avais du potentiel. Je n’avais jamais chanté devant un public, hormis ma famille ou des mini spectacles. Maintenant, il faut que j’assure et que je travaille fort pour être à la hauteur.» 

Outre les commentaires, Adam a surtout aimé que Marc Dupré se lève pour improviser avec lui. 

«C’est comme s’il voulait aussi entrer dans mon monde, ça m’a confirmé que je voulais travailler avec lui.» Le jeune homme souhaite emmagasiner le plus de choses possible durant son passage dans l’émission. «Je veux apprendre à être un meilleur artiste, apprendre à me connaître encore mieux... J’écoute beaucoup, et je veux comprendre comment fonctionne ce milieu, tout en créant une curiosité du public envers moi.»

Lunayla Jimenez, 17 ans, Brossard

Voulant impressionner les coachs, Lunayla Jimenez a décidé de faire le dernier couplet a cappella de la chanson «Voilà», de Barbara Pravi. 

«C’est une chanson qui me porte bonheur. Je l’avais fait à Secondaire en spectacle à mon école et je suis arrivée en première place.» 

La jeune fille de 17 ans est un peu surdouée en musique. «Je joue du saxophone, du violoncelle, du saxo alto, de la flûte traversière et du piano, en plus du chant. Je suis dans un programme musique/études au secondaire, et au primaire, je fréquentais une école de musique.» 

Elle écrit même ses propres chansons en français, et parfois en anglais.

«Mon défi serait d’en écrire aussi une en espagnol, puisque je parle cette langue, à cause de mes origines. Ma mère est Québécoise et mon père est Cubain.» Elle a rejoint l’équipe de Mario Pelchat, qui lui a lancé qu’elle avait «une voix sublime».

Jacques Larin, 25 ans, Montréal

Malchanceux à «Star Académie» en 2022, Jacques Larin avait dû retourner chez lui sans entrer à l’Académie. 

«J’ai quand même énormément apprécié mon expérience. J’ai tripé tout le long de la préparation, il a fallu que je me pousse. C’était tellement excitant, valorisant et éducatif que ça ne faisait pas de sens pour moi de ne pas tenter ma chance à «La Voix.» 

Sa relecture de «Dancin’on My Own» a fait tourner deux coachs, et c’est avec Corneille qu’il a choisi de poursuivre l’aventure. 

«C’est celui auquel je m’identifie le plus, c’est celui que je mets le plus souvent dans mes écouteurs et je trouve qu’il a une authenticité qui me touche. Je l’ai choisi autant par rapport à sa musique qu’à la personnalité qu’il dégage. En travaillant avec lui, j’aimerais éventuellement explorer le folk ou le funk groove en français.»

Les recrues des équipes:

Équipe Corneille

Jacques Larin, 25 ans, Montréal

Élysabeth Rivest, 33 ans, Saint-Thomas

PHOTO COURTOISIE / BERTRAND EXERTIER

Équipe Marc Dupré

Adam El Mouna, 19 ans, Sainte-Catherine

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Sorrene, 18 ans, Saint-Jérôme

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Nickolas Verrecchia, 33 ans, Québec

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Équipe Marjo

Mélanie Haché, 48 ans, île de Lamèque (N-B)

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Philippe Plourde, 21 ans, Montréal

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Équipe Mario Pelchat

Lunayla Jimenez, 17 ans, Brossard

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Virginie Péloquin, 29 ans, Montréal

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Junior Sandaire, 40 ans, Montréal

PHOTO COURTOISIE / BERTRAND EXERTIER

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